C'est dans la manière de réinventer les formes de la réalité, une manière distanciée, hiératique, pleine de trouvailles plastiques originales, que Gaston Bertrand témoigne d'un talent digne des plus grands artistes du XXme siècle.

Altamira IV, 1970
Aquarelle, 22 x 27 cm
Fondation Gaston Bertrand
Projet pour panneau décoratif pour l'IRPA
1919 - Huile sur panneau, 46 x 46 cm

Qu'il s'agisse des portraits de commande, des sites annotés lors de nombreux voyages à Paris (au Quartier latin, dans le métro), en Italie (Rome, Bologne, Sienne, la chapelle des Médicis à Florence), en Espagne (villages d'Andalousie), dans le Midi de la France (l'abbaye de Montmajour, Venanson, Moustiers) ou au bord de la Manche (Onival, Ault, Ostende), chaque fois Bertrand pratique ce qu'on pourrait appeler une "abstraction référente" en décantant les apparences de la réalité pour aboutir à une sorte d'épure mentale.

 
  Visage gravé. 1971
Dessin à l'encre au pinceau sur pierre
(n°15), 11,5x4,5 cm
Fondation Gaston Bertrand
Visage réfléchie. 1984
Dessin à l'encre au pinceau sur pierre
(n°29), 9,8x6,8 cm

 

Face. 1971
Dessin à l'encre au pinceau sur pierre
(n°13), 7x7 cm
Fondation pour l'Art belge contemporain

 

Les notations prises à l'occasion des portraits donnent à l'artiste l'occasion de réaliser des effigies emblématiques comme
La religieuse ou les différrentes versions de l'Homme au jabot.


L'homme au jabot, 1970
Pointe sèche, 17,2 x 15 cm