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Portrait
de fillette assise (1941) |
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A
travers l’agencement des formes qui peu à peu se géométrisent,
l’œuvre d’Anne Bonnet se libère de l’imagerie animiste qui imposait
intimisme et modération.
L’atmosphère apaisante des scènes d’intérieur et des portraits
d’enfants du début des années 40 fait place à une décantation
du sujet dont les formes aux aplats de couleurs situent l’œuvre
dans une modernité plus franche. |
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Les
toits
(1946, Fond. ABC) |
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L’orientation
allusive que prend son style entraîne l’artiste sur la voie
de l’abstraction. Anne Bonnet synthétise le sujet observé pour
n’en conserver qu’une ossature rythmant l’espace, mêlée au lyrisme
de son expressivité émotionnelle.
A travers la déformation subjective du réel, les formes suggèrent
en filigrane la véritable identité du motif initial. |
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Composition
(s.d., Musée d’Ixelles) |
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De
ces allusives visions, Anne Bonnet conserve une perception sensorielle
qui imprime sur le support pictural ce raffinement poétique
et méditatif devenu la signature de l’artiste.
Son œuvre transpose en effet le monde de ses souvenirs, alimentés
par ses voyages et son imagination, telles les vues d’un port
ou d’une ville.
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Sans
titre
(1953, Fond. ABC) |
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Tout au long de sa courte carrière, Anne Bonnet a su demeurer
fidèle aux invitations du réel.
Portraits, intérieurs, natures mortes et paysages sont le réceptacle
de ses sentiments, sublimés par la méditation et la nostalgie
de ses souvenirs.
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