La Louvière
Centre culturel régional du Centre

  > Voir également à la Louvière
Théâtre - Danse - Humour - Cirque

ARCHIVES 2000_2001

2000


SA 7|10 20.00
Théâtre

Faudel - Raï
Comme ses aînés Khaled et Cheb Mami, Faudel, à 22 ans, perpétue l'âme du raï et chante l'amour.
Il se situe autant dans la continuité du genre né à Oran que dans la tradition du romantisme à la française. Faudel, c'est le fils du raï et de Charles Aznavour.


DI 22|10 19.00
Palace
El Sikameya - Musique arabo-andalouse
A l'heure où le raï prend son envol, le groupe El Sikameya met en relief la musique arabo-andalouse. Un arabo-andalou encanaillé d'un brin d'insolence. Le répertoire d'Akim flirte avec la flamenco, le jazz, la salsa et la chanson populaire. Le résultat est riche, festif et chargé d'émotions.

SA 28|10 20.00
Théâtre
Véronique Bogaerts, Dinah Bryant-Blumenthal et Daniel Blumenthal - Musique classique 
Interprètent Mozart, Saint-Saëns, Ravel et Gershwin

JE 2|11 20.00
Théâtre
Joshua Redman Quartet - Audi Jazz Festival (USA)
Joshua Redman, saxophoniste emblématique de la nouvelle scène new-yorkaise, vient enflammer La Louvière.
Fils de Dewey Redman, saxophoniste de Keith Jarrett, Joshua a tôt fait de se faire un prénom, empreint de ses multiples influences : John Coltrane, Thelonious Monk, James Brown, Stevie Wonder et le Rythm 'n Blues

DI 5|11 20.00
Théâtre
Indochine - Une Nuit intime (France)
Un public ondulant et chantant du début à la fin, heureux jusqu'à l'ivresse, bigarré, du quadra à l'ado crypto-gothique. Indochine, qui a si longtemps divisé, semble aujourd'hui rassembler. Une réévaluation sublimée par la grâce et l'à-propos indéniable de Dancetaria et de Manifesto. Tout ça sonne foutrement juste.

JE 9|11 20.00
Théâtre
Enrico Macias - Malouf
Après quarante ans, Enrico Macias revient à la musique arabo-andalouse de sa Constantine natale : le malouf. Ce concert, c'est la mémoire réconciliée et la preuve que, plus forte que la mort, la vie reprend ses droits, fût-ce par des chemins de traverse.

SA 11|11 20.00
Théâtre
Aka Moon + DJ Grazz Hoppa - Audi Jazz Festival (B)
Le jazz aux frontières du possible. Aka Moon visite des sonorités lointaines - celles des pygmées aka en Centrafrique, par exemple - pour une musique entièrement réinventée, à contre-courant de toutes les modes. Une des expériences les plus intéressantes de la scène jazz belge.

ME 29|11 20.00
Palace
Venus - Rock acoustique
Violon, contrebasse, percussions, guitare, métallophone : rock acoustique. Venus invente la puissance sonore sans le bruit. Sa musique passe du fragile au violent, de l'agressif à l'intime. Et atteint une intensité dramatique relayée par un comportement étrangement concentré et théâtral des musiciens. Un must.

VE 22|12 20.00
Théâtre
A Nous deux - Laurence Bibot + Marka - Chanson (B)
A nous deux ! court du rockabilly au reggae et du rock métal à la chanson à texte. Croque, en 4 minutes, une ambiance, un genre mélodique, un type d'artiste et refait l'histoire de la musique et de l'humour. Laurence et Marka mettent en scène leur amour à la ville. 
2001


VE 19|1 20.00
Palace
Bernard Massuir : Itizz... Some Sing
Adepte du rien dans les mains, rien dans les poches, Bernard Massuir présente un récital vocal solo quasi a cappella sans tambour ni trompette. Un concert durant lequel il explore des classiques, mais aussi des compositions. Le chanteur-acteur mâchonne, triture et ponctue et s’en va dans on ne sait quelles improvisations au service de l’humour musical, de la dérision, de l’intimité et du minimalisme.

David Linx
Diederick Wissels 4tet (B)

28|1

Faudel - Raï
Comme ses aînés Khaled et Cheb Mami, Faudel, à 22 ans, perpétue l'âme du raï et chante l'amour.
Il se situe autant dans la continuité du genre né à Oran que dans la tradition du romantisme à la française. Faudel, c'est le fils du raï et de Charles Aznavour.


JE 22|2 20.00
Théâtre
Les Tambours de Brazza - Percussions - Congo
La tradition musicale africaine est plus que millénaire. Au Congo, près de cinquante ethnies ont développé, au cours de leur histoire, plusieurs approches des rythmes et de la musique. Les Tambours de Brazza accueillent cette diversité d'horizons et de batteurs. Portant haut la richesse et la variété des sonorités ancestrales, Emile Biayenda a les talents d'un chef d'orchestre : soucieux des arrangements, jouant sur tradition et modernité, enrichissant son répertoire de pointes de jazz et de rap, il a fait des Tambours de Brazza une véritable troupe contemporaine.

VE 23|2 20.00
Théâtre

Zoé + Zo - Chanson (B)
Une blonde amazone exerce avec jubilation son goût pour les nuances vocales, l’autodérision et les histoires qui fendent le cœur. C'est Zoé : chansons originales piquées de quelques reprises décapantes.

"Chérisseur général" de "Décrocher la Lune", ledit "Monsieur Zo" commet des chansons qui n'ont pas peur des mots : de l'humeur à revendre, un goût pour l'insolite, valsé entre chansons et comédie, lové entre humour et surréalisme.


DI 18|3 18.00
Château Boël
Véronique Solhosse, demi finaliste Concours International Reine Elisabeth (Chant), accompagnée au piano par Fabienne Crutzen, interprète Haendel, Mozart, Rossini, Schubert, Schuman, Duparc, Poulenc, Dvorak.

ME 25|4 20.00
Théâtre
Claude Nougaro (F) - Chanson
La patte de Nougaro, c’est une voix riche, un sens du phrasé au service d’allitérations, d’images et de mots qu’il utilise comme un jongleur joue des massues. Son récital est un combat de poète, qu’il nous prépare enrichi d’influences africaines glanées sous les horizons lointains.
Site web : www.nougaro.com

SAISON 2001_2002

 LU 24|9 
20 h au Centre de recherche Atofina S.A. 
Zone industrielle C 
 7181 Feluy
Rolf Lislevand | Concert Baroque Jazz – Allemagne
Histoire d'improviser - Ensemble Kapsberger 
Rolf Lislevand and friends
(dans le cadre du Festival de Wallonie/Hainaut)
Le concept est osé : mettre en parallèle la musique baroque et le jazz. Un défi relevé par Rolf Lislevand, incroyable guitariste et improvisateur ferroné. Encensé par la critique musicale pour ses enregistrements avec l'ensemble Kapsberger, Rolf Lislevand se révèle un artiste complet, intuitif et inspiré. Il invite pour un soir quelques amis musiciens aux horizons opposés mais si proches par leur incroyable talent d'improvisation.

L’Ensemble Kapsberger
Hieronymus Kapsberger, luthiste d'origine allemande, fut un drôle de génie dans l'histoire de la musique. Si la postérité n'a pas tenu à l'immortaliser, c'est peut-être parce qu'il était trop en avance sur son temps.
Les membres de l'Ensemble Kapsberger recherchent la symbiose avec ce personnage rare et idiosyncratique, souhaitant non seulement reconstruire un style d'interprétation authentique mais aussi créer un moment d'inspiration particulier. L'ambition de l'Ensemble est de mêler recherche et musicologie avec une créativité et une façon spontanée de faire de la musique à partir d'une vision subjective de cet outsider novateur. Les interprétations de l’ensemble surprennent car elles ont tendance à mêler improvisation, mouvement et geste plutôt que d'épouser une tradition figée et ritualisée.

5-6|10 
à 20 h à la Brasserie Saint-Feuillien au Roeulx
La Cetra d'Orfeo | Chansons à boire et poésie gourmande – 
(dans le cadre du Festival de Wallonie/Hainaut)

Patrick Ringal, baryton – Caroline Weynants, soprano – Brigitte Chevigne, soprano – Muguette Cozzi, comédienne-récitante – Olivier Massart, 
mise en scène – Michel Keustermans, 
direction artistique et flûtes à bec – Benoît Douchy, 
violon – Jacques Willemijns, clavecin – Hervé Douchy, 
basse de violon – Stephan Pougin, percussions –  luth et guitare – textes de : Suzanne Bibal, Saint-Amand, Jean Le Houx, Jean de la Fontaine, Françoise Mallet-Joris, Colette, Charles Perrault, Edmond Rostand, Roland Barthes,
Marcel Proust

Créée en 1994 par Michel Keustermans, la Cetra d'Orfeo (la lyre d'Orphée) se distingue en proposant d'une manière vivante et ludique un programme de musique ancienne  (XVIe-XVIIIe). Le répertoire de la Cetra va de la triosonate au concerto ou à la cantate. La Cetra propose de relire les grandes pages de compositeurs célèbres (Bach, Vivaldi, Telemann, Haendel, Purcell) ainsi que des œuvres de maîtres moins connus (Croft, Dornel, Boismortier, Leclair, Caix d'Hervelois, Rebel Fasch et les Bach fils).

Dans ce savoureux mélange « baroque » de chansons à boire et de poésie gourmande, chanteurs, instrumentistes et comédiens s’associent pour un spectacle original où humour, truculence et sensibilité feront résonner les ateliers de la Brasserie Saint-Feuillien. Le délicieux et sympathique ensemble baroque belge La Cetra d’Orfeo nous fait découvrir un cocktail exquis de chants, textes et danses bouffonnes accessibles à tous.

VE 12|10 
à 20 h
Théâtre
Maurane | Concert 
Il y a des artistes que l’on aime, et parfois beaucoup ; il y en a d’autres, plus rares, qui fixent à jamais un instant de bonheur. En ce sens, Maurane constitue un phénomène, lié d’abord à une voix si particulière capable des acrobaties les plus folles mais en même temps à un refus viscéral de la virtuosité pour elle-même. Aussi impressionné que l’on soit par l’outil vocal d’exception de la chanteuse, c’est sa fibre artistique et  humaine qui nous émeut, les deux restant évidemment indissociables, fonctionnant l’un pour l’autre.

Maurane, c’est la scène. Non qu’elle sous-estime ou néglige la création discographique. Mais son lieu d’expression naturel, l’espace de tous ses paroxysmes et de toutes ses audaces, c’est le public. Maurane privilégie la notion de spectacle à celle de concert, alternant l’émotion du chant ou d’un moment piano-voix retrouvé avec un pastiche assorti d’une imitation bon enfant. Quelqu’un qui donne son âme pour faire décoller une chanson. On sent monter les larmes, on rit à s’en faire mal, on comprend tout à coup ce qu’est une interprète. A douze ans, Maurane voulait être nonne ou fille légère. Elle a résolu le dilemme par un merveilleux compromis : chanteuse de variété ! Avec Maurane, ce terme prend tout son sens. Elle peut chanter sur un prélude de Bach, onomatoper sur des rythmes afro, brésiliens, syncoper à la Nougaro, danser avec ses mamas, être différente, exploser souvent. Et toujours émouvoir. 

MA 23|10 
à 20 h
Théâtre
Margitza + Paduart | Concert Jazz (Audi Jazz Festival)
Rick Margitza (sax) – Yvan Paduart (piano) – Stefan Lievestro
(contrebasse) – Mimi Verderame (drums)
Pianiste et compositeur belge, Yvan Paduart a débuté dans le monde de la fusion avec son groupe Aftertouch pour poursuivre dans ce qu’il est convenu d’appeler le jazz moderne. Son talent et sa personnalité sont appréciés et reconnus notamment par d’autres artistes avec qui il a travaillé : Richard Galliano, Tom Harrell, Toots Thielemans, Didier Lockwood, Philip Catherine, Claude Nougaro, Bob Malach, etc.
Rick Margitza possède une technique hors du commun qu’il n’utilise pas, contrairement à nombre de ses contemporains, pour réciter ses phrases l’une après l’autre. Son jeu change constamment de direction et quand on croit deviner la note qu’il va jouer, il en joue une autre. Un mélange de Coltrane et de traits funky, une sonorité pleine et chaude dans le prolongement de Bob Berg et Michael Brecker. Après un passage chez Miles Davis, Rick Margitza a rapidement acquis la reconnaissance de ses pairs et s’est affirmé comme un vrai leader. Stefano di Battista dit de lui qu’il est le meilleur des saxophonistes.

VE 16|11 
à 20 h au Palace
Jean-Jacques Nyssen | Concert 
Jean-Jacques Nyssen et son Orchestre de sa chambre
Il était une fois tout seul, dans sa chambre. Il s’ennuyait. Il pianotait.  Soudain, comme une révélation initiatrice, son orchestre de sa chambre lui saute aux yeux-bon-sang-
mais-c’est-bien-sûr ! Tout bascule. Ils (JJ et son orchestre) enregistrent quinze à la douzaine tubes pour commencer. Thierry Ardisson les produit (c’est vrai). C’est la gloire.
Jean-Jacques Nyssen nous fait partager un univers à la Prévert accompagné de sa petite formation hétéroclite. Son kitch délire est au service d’un humour tendre et vif qui trouble les lois de la gravité. Miraculeux antidote à la maussaderie ambiante. En compagnie de ses amis (Mireille le Réveil, Mortimer l’Aspirateur, Léon la Boîte en carton, Manon la Grille du balcon, les Sœurs Nicole et Carole les Casseroles, Laurence l’Ambiance, Manouche le Pommeau de douche et puis leurs professeurs musiciens depuis leur enfance : Annick la Guitare électrique, Marouchka l’Harmonica, Annette la Trompette, Jennifer l’Echantillonneur), l’olibrius égratigne en toute candeur nos travers les plus divers. Homme-orchestre, poète fantasque, il chante des historiettes farfelues et rapporte de loufoques tranches de vie. Jean-Jacques Nyssen décline une poésie du quotidien, simple et naïve, dénuée de tout effet de style inutile ou tapageur. Il rappelle la plume désabusée d’un Souchon débutant. Et il est drôle...

DI 9|12 
à 17 h 
Théâtre
Christian Merveille | Concert  Chanson Jeune Public
Si c’est comme ça - Rangera ? Rangera pas ?
Jouera ? Jouera pas ? - Trouvera ? Trouvera pas ?
Les comptines, les chansons et la machine à sons. Les petites choses de la vie, méli mélo des mélodies et le temps qu'on arrêtera pour se chanter tout ça.
Depuis plus de dix ans, Christian Merveille écrit des chansons et présente des spectacles. Pour enfants ? Bien sûr ! Mais aussi pour les parents et les « grands » qui les accompagnent. Mon métier, dit-il souvent, c'est écrire des chansons pour les parents qui n'ont pas le temps d'en écrire pour leurs enfants.
Christian Merveille se produit en Belgique, en France, en Allemagne, au Québec, aux Etats-Unis (Louisiane, Chicago) et dans les pays francophones d'Afrique (Congo, Rwanda, Burundi). Il a joué dans les spectacles collectifs Zéro à l'infini et Les Chaises musicales aux côtés de Mamémo, Gibus, Jofroi et Hadi El Gamal. Christian Merveille écrit aussi des textes pour des livres et revues pour enfants (Dopido, Dorémi, Pomme d'Api, Toboggan, Abricot) et est le scénariste d'émissions de radio scolaire à la RTBF. Il anime des ateliers d'écriture avec enfants et adultes, des stages de formation à l'éveil à la poésie.

VE 14|12 
à 20 h au Palace
DAAU  | Concert 
Dans la série renouveau du rock belge, il serait criminel ou imbécile de négliger l’un des groupes les plus novateurs et les plus téméraires de ces dernières années : Die Anarchistische Abendunterhaltung (DAAU : prononcez Daô !). DAAU signe un spectacle étourdissant d’inventivité sonore et de maîtrise instrumentale. Le quatuor de base (accordéon, violon, violoncelle, clarinette) plonge plus loin que l’électronique pour nous égarer dans une fusion compacte et vibrante parfois inouïe. Il faut entendre un beat se métamorphoser en reggae (généreusement présent sur scène), nous immerger ensuite dans un état d’épilepsie puis virer à 180° pour nous laisser emporter par une flûte céleste et mourir. Le véritable mur du son de DAAU ne sonne jamais gratuitement. Et sa démarche radicale se garnit d’éclairs mélancoliques.
Avec un nom pareil (Die Anarchistische Abendunterhaltung ; traduisez : Le Divertissement de nuit anarchiste), on s'attendait à du trashy, punky bruyant et l'on se trompait. D'anarchiste, ces quatre anversois de formation classique, très convenables par ailleurs, ont sans doute la jouissance de la liberté. Quand ils parlent de leur travail, ils se disent juste un peu « déraillés du classique et animés d'intentions rock ». Nos anarchistes flânent gaiement entre musique techno-tzigane, klezmer, classique, pop guillerette, dub-reggae lent et hip hop. L'électronique, dont la présence est prééminente, fait s'envoler l'ensemble plus haut que la stratosphère.

2002

Janvier

DI 20|1 
à 19 h au Palace
Semal & Loos | Concert chanson française
En 1984, le pianiste Charles Loos et le chanteur Claude Semal s’étaient rencontrés pour signer ensemble un album poétique, intimiste et lyrique (piano, guitare et voix). Maurane, qui jouait à l’époque avec Charles et Steve Houben dans un trio magique (HLM), était venue en charmante voisine prêter sa voix d’or à quelques morceaux et la contrebasse discrète d’André Kleenes renforçait ici et là la partie rythmique. Ils ont fait depuis les uns et les autres la carrière que l’on sait. Seize ans plus tard, Claude Semal et Chales Loos ont eu envie de se retrouver en duo pour un nouveau CD enregistré en public et pour une tournée de concerts. A leur répertoire des années ’80 (Chacun a repris ses lèvres, Ce Vide contre ton corps, Ballade du passant) sont venues s’ajouter des compositions plus récentes inspirées par l’actualité (Sémira, Les Petites Filles) ou par un humour plus proche de l’univers du cabaret (dont Madame Pipi et l’hilarant Allergique à l’alcool). Une rencontre au sommet de deux incontournables du jazz et de la chanson de chez nous.
Février

DI 3|2 
à 19 h au Palace
Arolde et Dimitri | Concert chanson française
Vainqueur de la Biennale de la Chanson française 2000, Dimitri ne laisse personne indifférent. Sa chanson fait mouche : il attaque ferme avec des textes denses, des rythmes forts, des ambiances jeux de scènes-grimaces-
effets de voix. Il ne chante pas sa déprime hivernale, il la vit, il la gueule, il vous la balance au visage. On aurait envie d'Higelin et on n'aurait pas tort. Le grand gaillard dégingandé, le regard myope et de faux airs collégiens, se sert de son côté « grand duduche » comme il joue du piano et, parfois, de l'accordéon. Dimitri débarque sur scène torse nu, lunettes de soleil juchées sur le nez et sourire coincé. Rebelle au solfège, Dimitri excelle au piano, à l'accordéon et au saxophone. Il a souvent joué dans la rue. Ses chansons transpirent la tendresse. Il nous conte l'amour (Je veux pas d'une histoire d'amour mais je veux un amour sans histoire), la lassitude d'un monde qui court trop vite (La société se précipite, voici venir l'homme du cockpit). Né sans doute entre deux pavés, Dimitri-l'auteur est révolté, Dimitri-le compositeur est farfelu. Mais sensible, aussi burlesque que tragique, plus narcissique que le pire des artistes. Marqué par un charme à l'œil et les années passées à se battre sans sono ni lumière, Dimitri tire des autoportraits de caméléon. Sa chorégraphie spontanée et une dynamique contrastée nous laisseront bien des surprises. 

Arolde. Zoé, l’ex-chanteuse des Brochettes se relance seule et sort du lot. Toujours fidèle à l’esprit libertaire revendiqué par son ancien groupe, Zoé parle d’amour, de traumatisme scolaire, de révolte des femmes, de sa passion pour la taxidermie, de son rejet du monde institutionnel. Sa musique, qualifiée d’électropop, est décalée. Composée sur séquenceur. Arolde vous dit sa fascination pour l’imagination infantile : élevée dans un magasin de jouets, installée aujourd’hui dans une gare désaffectée perdue au milieu de la campagne, elle chante son monde, si proche de ceux de Lewis Caroll ou de James Matthew Barrie, empli de romantisme et dénonçant les conventions de la société. Sa présence et son jeu de scène théâtral vous amuseront, vous séduiront. Arolde vient de remporter la finale de Concours-Circuit 2001.

VE 22|2 
à 20 h
Théâtre
Alain Souchon | Concert chanson française
Avec sa douce mais ferme révolte, ses chansons polies qui disent des choses terrifiantes, Alain, le piéton de Paris aux pieds d'argile, a séduit et enchaîné les tubes. Le grand adolescent interpelle les inquiétudes d’aujourd’hui et tire sur le fil du temps qui passe. L'adographie d'un homme nu, sa légèreté, sa fragilité, ses transes. La vie, c'est du théâtre et des souvenirs. Aquoiboniste, partisan de l'autodérision, ultramoderne solitaire, sartrien dilettante, romantique délinquant, Alain a créé le Souchonland, un monde pour ne pas avoir envie de se tuer tout le temps, pour lever les madeleines proustiennes et fracturer les serrures freudiennes. Léo Ferré certifiait : « Le bonheur, c'est du chagrin qui se repose. » Souchon contient dans ses chansons les bonheurs d'une enfance idéalisée et dissimule derrière des paroles de môme les tourments fitzgeraldiens, la peur des lendemains. De la tisane de cafard, confessait-il dans Câlin câline (1976).
Mal en homme dur, mal en p'tit cœur, ce grand frisé post soixante-huitard, en shetland à col roulé et visage fatigué, qui se shoote à l'aspirine et au Lexomil, a bousculé les conventions, incarné son époque, un peu comme Trenet qu'il admire. Ses textes collent à sa biographie, chante-misère, alphabets féminins, refrains de tendresse attristée, autant de tranches de vie prises dans le sens du temps mais aussi en profondeur et en largeur. Cohabitent le Souchon léger, le trublion, le prince de l'élégance naturelle (Maxime Le Forestier). Et le Souchon secret qui s'abandonne malgré les apparences. Il est pudique et il lui faut un culot monstre pour lâcher ses blessures, ses déchirures, ses blues. Il dévide un sentiment permanent d'insécurité; mélange de modestie réelle et d'ego d'artiste. Avec courtoisie et sourire, Alain énonce des choses terrifiantes. C'est sa dangereuse douceur.

??|2 
Théâtre
An Pierlé | Concert pop-rock
Un air angélique qui dissimule mal un caractère sans concession, un piano torturé et une voix tantôt cristalline, tantôt grave et énergique. Juchée sur le ballon qui lui sert de siège, frappant son instrument d'un geste ravageur et précis, An Pierlé semble tout droit sortie d'un rêve étrange.
Baignée dans un univers musical classique et rigoureux depuis l’âge tendre, An Pierlé se tourne vers une musique plus personnelle, hétéroclite, mélangeant rock et pop. S'escrimant avec son piano, An Pierlé propose l'affrontement de sons très rock et de ballades pop. Eclectique : elle annonce, parmi ses influences, Jean-Sébastien Bach, John Cale, Kim Wilde et Dolly Parton.
An Pierlé aux multiples talents diffuse sa musique par une fascinante présence sur scène et une profonde sincérité. Elle nous immerge dans un univers onirique épais et envoûtant. An Pierlé occupe une place à part dans le monde musical belge.
Mars

VE 8|3 
à 20 h au palace
Ghalia et Timnaa | Concert  world Music
Harissa sauvage
Ghalia Ben Ali est en hyperactivité. Comédienne pour la réalisatrice Moufida Tlatli dans La Saison des hommes, film présenté à Cannes en 2000, plasticienne quand elle expose ses collages, danseuse aussi, et surtout chanteuse. Son enfance tunisienne bercée par la musique de Gainsbourg, les comédies musicales égyptiennes et indiennes, des mélodies venues de Syrie ou d’Irak, la poésie d’Oum Kalsoum et les chants des récitants du Coran l'ont forgée.
Pas plus qu’elle n’accepte de se limiter à une discipline artistique, Ghalia Ben Ali ne prétend s’enfermer dans un genre musical. Elle s’est donc donné plusieurs formations ; il y a Ghalia & Timnaa.  Entre l’Orient et l’Occident, pour elle qui vit en Belgique depuis 1987, entre les traditions musicales et les sonorités d’aujourd’hui, entre les musiques de son enfance et celles qu’elle a découvertes plus tard. Avec Timnaa, Ghalia Ben Ali part de la musique arabo-andalouse pour aller partout ailleurs, appliquant le principe inspiré de ses collages, avec une faconde que laisse entrevoir l’instrumentation du groupe où se retrouvent entre autres banjo et violon.
Pour Ghalia et Timnaa, vous êtes invités au dépaysement de tous vos sens. Le Palace revêtira ses habits de gala pour une soirée qui ne le sera pas. (en collaboration avec l’Ecole d’alphabétisation de la Ligue des Familles et le secteur Education permanente du Centre culturel régional du Centre à l’occasion de la Journée internationale des femmes.)

SA 23|3 
à 19 h au Palace
La Nuit des Lundis d'Hortense | Concerts jazz
Une fois n’est pas coutume : le jazz est à l’honneur à La  Louvière. Trois groupes, parmi les meilleurs en Belgique, se partagent la scène un soir, pour la même aventure syncopée. Ambiance bleutée garantie.
- Alexi Tuomarila Quartet « Voice of Pohjola » (Finlande/Belgique) Alexi Tuomarila (piano), Nicolas Kummert (sax), Christophe Devisscher (contrebasse), Teun Verbruggen (drums).  Ces quatre jeunes musiciens manifestent déjà une étonnante maturité et un style bien particulier dans leurs compositions personnelles où affleurent parfois quelques résonances de folk music. Le groupe a remporté le Concours International de Jazz de Hoeilaart en 1999.
- Orange Kazoo – Belgique
Jérémie Mosseray (drums), Manu Loriaux (basse), Jeremy Calbert (claviers), Manuel Roland (guitare), Cécile Bernard (marimba), Sylvain Spinoit (chant), Tom Manoury (sax), David Picart (trompette), Quentin Manfroy (flûte). Neuf musiciens éclectiques sur l’océan de la musique entre la chaleur des tropiques et les turbulences électriques. D’horizons différents : rock, traditions africaines, jazz. L’amitié les unit autant que la musique. 
- L’Ame des Poètes – Belgique
Pierre Vaïana (sax), Jean-Louis Rassinfosse (contrebasse), Fabien Degryse (guitare). Voilà près de dix ans que le groupe se consacre à l’interprétation instrumentale de mélodies issues du répertoire de la chanson française, laissant à l’improvisation une part prépondérante tout en collant au plus
près au texte pour traduire les émotions que ces mélodies suscitent en chacun de nous. Voilà donc Piaf, Trenet, Brel, Brassens interprétés comme de grands standards de jazz. Immortels.
Avril

SA 20|4 
à 20 h
Théâtre
Jacques Higelin | Concert 
Interrogateur d'images, décrypteur d'outrages, vampeur public, improvisateur foutraque et inventeur faribolant. Tendre et outrancier, arrogant et drôle, le grand Jacquot se montre tout contre son personnage : imprévisible et unique. Survolté, virevoltant, excessif, démesuré, le punk attardé braille, vocifère, beugle, grogne et hulule. Démarche adolescente pour la soixantaine. Bizarre. Ainsi va Higelin, incontrôlable, imprévisible sur ces planches qu'il vénère.
Higelin n'est pas seulement ce grand escogriffe à la farouche insolence qui se plante sur sa guitare et oublie ses paroles. C'est aussi un artiste à cœur ouvert, sensible et délicat, qui pianote ses tendres ballades et invite chacun à l'accompagner dans son univers où se croisent les promeneurs du parc Montsouris et des pendus sans cravate, Captain Nemo et la P'tite Suzy, sa fille Izia et les femmes qu'il aime. Arrivé à l'âge où le métier permet de maîtriser les grosses ficelles qui font suivre le public, Jacques Higelin ne mange pas de ce pain-là. Le public, il le charme tout en se laissant charmer pour, enfin, s'éclater ensemble. Higelin mouille sa chemise. Il fait le clown et le pitre, le diable et le bon dieu, le rock'n roller et le crooner. Sa voix de muezzin fou grince comme une porte rouillée. Celui qui reste un des plus grands chanteurs français séduit par la force de son talent, de son imaginaire, de sa puissance en scène. Avec lui, c'est le compteur à zéro, kilométrage illimité. Ca peut durer des heures. Du vrai bonheur. Entre deux ballades, longs cris d'amour à voix rauque aux introductions qui s'éternisent, Higelin cause. Délire, diverge, parle de Bush, de Johnny, du directeur de Peugeot. Dans ses chansons ou lors de monologues impayables, Higelin brosse d'un langage fleuri ce qui touche finalement à l'essentiel : la mort, le sexe, l'amour, la religion. Tout passe à la moulinette d'une foi immense en la vie, toujours poivrée d'un grain de pitrerie. Un grand show pour un immense personnage. Higelin est un électron libre. Un piano ivre. Un fou magnifique. Un oiseau qui prend son envol de son grand manteau violet et nous envoie au paradis païen. Et c'est si bien.

Jacques Higelin sera également le 18/4 à Arlon (063/22.04.39), 19/4 à Seraing (04/337.38.80) et pour finir au CC de La Louvière le 20/4. 

2002

samedi 28 septembre 18h00
Place Jules Mansart
La Louvière
Jazz - Blues
Marc Lelangue en duo avec Kevin Mulligan 

mardi 5 novembre 20h00
Salle du théâtre - place communale
La Louvière
Jazz
064 /21 51 21
Jan Garbarek Group 

jeudi 7 novembre 20h00
Salle du théâtre - place communale
La Louvière
Jazz
064 /21 51 21
 Serge Lama - Tournée "Feuille à Feuille"
Site officiel : www.sergelama.com 

Après l'expérience de l'album "Symphonique", Serge Lama a souhaité prendre un contre-pied radical, et partir sur une formule minimaliste pour l'enregistrement de son nouvel album opus "Feuille à feuille" et sur scène.

Avec la complicité de Nicolas Montazaud, réalisateur de l'album, percussionniste de Nougaro et de Lama, architecte sonore de la dernière tournée de Nougaro, Serge a réalisé un album aux sonorités très acoustiques, éminemment classique et simultanément très actuel.
Sur des musiques de Christophe Leporatti, Nicolas Montazaud, Yves Gilbert,et du canadien Sylvain Michel, Serge Lama nous offre quelques-uns des plus beaux textes de sa carrière.  Des rythmes bossa nova de "Quand est-ce qu'on fait l'amour" aux trompettes western de "Voici les fleurs", des envolées satiennes de "Femme adieu" à un duo bouleversant avec Lena Ka sur "Quand on revient de là", Serge Lama nous embarque dans un voyage sonore époustouflant.

Plus d'infos : Warner Music - Kathy Charlier - kathy.charlier@warnermusic.com

Organisation : Médiascène - Salvatore Anzalone - anza@mediascene.be


 vendredi 8 novembre 20h00
Salle "Le Palace" - Place Jules Mansart, 17-18
La Louvière
Jazz
064/21 51 21
The Sisters

jeudi 28 novembre 20h00
Ecomusée régional du Centre (Salle des machines) - Rue Saint-Patrice, 2B
Houdeng-Aimeries
Jazz
064/21 51 21
Erwin Vann "Koya" + José Bedeur

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2003


 vendredi 16 mai 2003
19h30
Salle "Le Palace" - Place Jules Mansart, 17-18
La Louvière
Jazz
064/21 51 21
La nuit des Lundis d'Hortense


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17-18 place Jules Mansart
7100 La Louvière
Tél.: 064/21.51.21
Fax: 064/21.51.25

E-mail :
ccrc@ccrc 

Site internet :
www.ccrc.be

Lieux des spectacles :

- Théâtre 
Place communale 22 - 7100 La Louvière

- Palace 
Place Jules Mansart 17-22 - 7100 La Louvière

- Château Boël 
Entrée par l'ascenseur n°1 - Canal du Centre
  

Infos et réserv. : 
064/21.51.21

Heures d'ouverture de la billetterie : 
- du lundi au vendredi de 10h00 à 13h00 et de 14h00 à 17h00
- le samedi de 10h30 à 12h30
- Fermé le mardi et le dimanche.
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