Théâtre Royal des Galeries
ARCHIVES 2000>2005

2000
13|9
> 8|10
Drôle de couple | Neil Simon
Avec Pascal Racan, Daniel Hanssens... 

22>24|10
Mon père avait raison | Sacha Guitry
Avec Jean-Claude Brialy, Virgine Pradal, Maurice Bray

1|11
> 26|11
Beaucoup de bruit pour rien | Shakespeare
Adapté et mis en scène par Jean Hayet

6|12
La Revue 2001 | André Lamy
Avec toute la troupe pour la 4e année !

2001

> 14 février  La Revue 2001 | André Lamy

Avec toute la troupe pour la 4e année !

28|2
> 25|3
Mort sur le Nil | Agatha Christie
Avec Daniel Hanssens, mise en scène de Bernard Damien

28|3
> 22|4
Croque-Monsieur | Marcel Mithois
Avec Louise Rocco, Jean Hayet, Michel Poncelet, Marc De Roy, Cécile Florin, Patrice Mincke, Françoise Oriane, Régine Verelle, Bernard Lefrancq, Alexis Goslain.

Mise en scène : David Michels - Décor : Francesco Deleo -  Costumes : Fabienne Miessen.

Un remède contre la mauvaise humeur...
D'une " croqueuse " de maris, Marcel Mithois a fait un cannibalesque personnage de comédie. Ses rugissements, ses ronrons, ses roucoulements, sa passion contenue ou débridée, fait de chacune de ses répliques un éclat de rire.

Et Marcel Mithois l'a entourée d'une belle brochette de partenaires dont chacun est dessiné magistralement dans le comique :  secrétaire, majordome, homme d'affaires, policier, prétendants, tout ce monde danse gaiement autour de la vive et pétillante Coco.

Ce qui amuse Marcel Mithois, c'est de mettre en présence des individus qui ne parlent pas le même langage, discordance d'où il tire ses effets les plus cocasses et de mélanger des types de milieux différents pour créer des dénivellations. Tout le secret du rire n'est-il pas dans la marche manquée ?
Une certaine inconscience du ridicule le fascine. 

9|5
> 3|6
L'importance d'être Constant | Oscar Wilde
Avec Serge Demoulin, Damien Gillard, Paule Noelle, Micheline Goethals, Claire Tefnin, Jean Hayet, Claude Vignot, Robert Roanne, Michel Hinderyckx, Louise Rocco.
Mise en scène : Gérald Marti - Décor :  James Block
Costumes : Ruth De Marteleire, Gérald Marti

La pièce repose sur une série de mensonges, à commencer par ceux du héros qui s'est inventé une identité et un frère.  Sur fond de conquête amoureuse, elle fait se succéder les quiproquos portés par de brillants jeux de mots.  Dernière comédie d'Oscar Wilde, créée juste avant son incarcération pour délit d'homosexualité, "De l'importance d'être Constant" constitue aussi son dernier - et plus grand - triomphe à Londres, de son vivant.  Esprit brillant et conteur éblouissant, Wilde a une intelligence et une lucidité acérées.  Dans sa vie, il expérimente tour à tour la dissimulation, puis l'aveu sincère de vérités secrètes. Sous le couvert de l'artificiel, il veut atteindre à une conscience lucide et tragique. Cet homme qui ne savait jamais où finissait le rôle qu'il s'attribuait et où commençait celui que l'existence lui imposa devint, en dépit de l'opposition des milieux traditionalistes, l'idole de l'élite intellectuelle et mondaine de Grande-Bretagne et d'Amérique. Entre 1891 et 1895 se précise une apologie du travestissement, du dilettantisme et de l'immoralisme révélant une théorie autonome de l'art. En 1895, éclate le scandale qui entraîne sa déchéance : Wilde, après un retentissant procès de moeurs, est condamné pour corruption
de mineurs et passe deux ans au régime des travaux forcés.
Ruiné dans son honneur et son autorité, abattu par les souffrances physiques et morales, il se réfugie en France et choisit le pseudonyme de Sébastien Melmoth.  Hugo von Hofmannsthal a saisit parfaitement le fond tragique de l'oeuvre (et de la vie) d'Oscar Wilde : "Melmoth était ravagé par la prison et l'approche de la mort, comme pour vivre ses dernières années dans l'ombre. Le destin de cet homme aura été de porter successivement trois masques : Oscar Wilde, le forçat C 33 et Sébastien Melmoth. Le sort du premier suggère splendeur, orgueil, charme, le second est effrayant, un de ces masques imprimés au fer rouge sur l'épaule d'un criminel.  Le troisième est le nom d'un fantôme."

Tournée des Châteaux
En 2001, pour la 26ème fois, la Compagnie des Galeries prend ses quartiers d'été dans les châteaux de Wallonie, les cours, les jardins et les fermes, un cadre prestigieux qui accueillera cette année 
"Le Malade Imaginaire" de Molière.

20|7
>31|8

Le Malade Imaginaire de Molière
Mise en scène Bernard Lefrancq - Costumes Ruth De Marteleire - Avec Michel Poncelet, Nathalie Hanin, Cécile Florin, Marc De Roy, Jacqueline Paquay, Bernard Lefrancq, Alexandre Crépet, Jean-Paul Clerbois

Même s'il peste contre le coût des soins, l'hypocondriaque Argan ne peut se passer de médecins. Il rêve pour sa fille Angélique d'un gendre médecin, le pédant Diafoirus. Angélique, qui aime Cléante, refuse son prétendant, au grand dam d'Argan qui veut la déshériter au profit de son hypocrite épouse Béline. Comédie irrésistible de fantaisie et de liberté, Le Malade Imaginaire exploite tous les procédés comiques de la farce (déguisements, jeux de scène, noms grotesques, coups de théâtre, burlesque, paranoïa du faux malade) et démontre le réel scepticisme de Molière envers les prétentions de la médecine de son époque.

Au-delà d'une simple attaque de la médecine, Molière nous décrit ici les mécanismes qui poussent un homme, d'hier comme d'aujourd'hui, à se soumettre à une autorité. Pour servir ce propos, il faut des comédiens qui nous entraînent tous aux frontières de cette "folie", si drôle, si terrible et si dangereuse à la fois, qui fait perdre tous sens de la réalité et du rêve.

Dernière oeuvre de Molière, cette comédie-ballet était destinée aux fêtes de la Cour, mais du fait de la rupture avec Lully, qui détenait le monopole de la musique à Versailles, elle fut donnée au Palais-Royal, où elle obtint un
triomphe. C'est là que, à l'issue de la quatrième représentation, Molière fut terrassé par une violente attaque.

La tournée :

Juillet
Musée de Groesbeek de Croix à Namur (20/7)
Château de Fernelmont (21/7)
Château de Corroy-le-Château (22/7)
Château d'Habbay-la-neuve (26/7)
Ferme de Landrissart à Braine-le-Comte (27/7)
Hannut (28/7)

Août
Château de Montignies sur Roc (3/8)
Château de Haute Bodeux à Trois Ponts (4/8)
Château d'Orval (6/8)
Château de Trazegnies (8/8)
Château de la Follie à Ecaussinnes (10/8)
Abbaye de Malmédy (15/8)
Villers-Ste-Gertrude (16/8)
Moustier sur Sambre (18/8)
Château de Fosteau (24/8)
Château d'Anvaing (25/8)
Nethen (26/8)
Château de Boussu-en-Fagne (27/8)
Orangerie de Beloeil (31/8)

Infos : 
02/512 04 07
(de 11h à 18h, du mardi au samedi.)

E-mail :
infos@theatredesgaleries.be

Site internet :
www.theatredesgaleries.be
SAISON 2001-2002

12|9
> 7|10
L'emmerdeur | Francis Veber 
avec Pascal Racan, Jean-Paul Dermont, Bruno Georis, Marc De Roy,  Michel Poncelet, Angélique Leleux.  Mise en scène Martine Willequet - Décors Francesco Deleo - Costumes Fabienne Miessen

Quelques secondes. C'est le temps nécessaire à Ralph pour remplir son «contrat». Le tueur à gage s'embusque dans sa chambre d'hôtel pour guetter sa cible. Commence deux longues et difficiles heures d'attente qui seront pleines de surprises lorsque débarque François Pignon. Dépressif, celui-ci s'accroche à Ralph comme à son ultime bouée de sauvetage. Ce choc des tempéraments va faire des étincelles.

Tout se joue entre les deux protagonistes dans un duel humoristique implacable avec des interventions réjouissantes du garçon d'étage, du complice de Ralph, de la femme et du rival de Pignon. Un duel admirablement construit où tous les personnages sont crédibles et drôles. Les dialogues, la patte de Veber, font mouche. Un spectacle qui allie la mécanique du vaudeville et le « suspense » d'un polar. Un curieux mélange, dont l'inattendu provoque le rire.

En écrivant cette pièce, Veber mettait au point un mécanisme qu'il
réutilisera après dans ses différentes ouvres, théâtrales ou cinématographiques : la confrontation de deux natures inconciliables, de deux tempéraments diamétralement opposés, forcés néanmoins de se supporter.  Veber tient sa comédie en multipliant les contretemps, les embûches, les malentendus, les quiproquos, tout en rendant ses personnages attachants.

François Pignon, le personnage joué par Pascal Racan, est un des deux personnages fétiches et récurrents de Francis Veber. Outre qu'il soit geignard, ce qui est son caractère principal dans toute l'oeuvre de Veber, quelle est l'histoire de Pignon dans L'emmerdeur ? C'est un paumé que sa femme vient de quitter. Il loue une chambre dans un petit hôtel de province, où son ex-femme s'est installée avec son nouvel ami, pour essayer de la persuader de revenir vivre avec lui. Mais la chambre a été louée deux fois et le deuxième locataire s'avère être un tueur à gages posté là pour éliminer une personnalité politique qui doit passer devant l'hôtel. Le désespoir de Pignon face à la détermination aveugle de Ralph va provoquer un véritable séisme au sein de l'hôtel.

Un divertissement franc, direct, amusant, sans détour ni arrière-pensée.

31|10
> 25|11
La mouette | Anton Tchékhov - Adaptation de B. Damien
Anne-Marie Cappeliez, Emmanuel Dekoninck, Françis Besson, Laurent Renard, Valérie Marchant, Claude Enuset, Nicole Palumbo, Jean Hayet, Christophe Herrada.  Costumes  Françoise Van Thienen - Mise en scène  Bernard Damien - Décor  Serge Daems

La Mouette (1896) est la première des quatre grandes oeuvres théâtrales de Tchékhov : avec Oncle Vania (1899), Les Trois Soeurs (1900) et La Cerisaie (1904), c'est l'une de ses oeuvres les plus jouées. Elle marque le début de la maturité théâtrale de son auteur, le moment fragile où Tchékhov devient Tchékhov. A cette période, il est célèbre comme auteur de nouvelles, et il a déjà écrit pour le théâtre Platonov (1880) et Ivanov (1887) qui contiennent en germe toute l'ouvre dramatique à venir et témoignent de son intérêt précoce pour la scène. Avec cette Mouette, le dramaturge donne à entendre un cri d'une force inouïe. Durant les huit années qui lui restent à vivre, il invente une façon originale d'écrire pour la scène.

La pièce raconte les histoires d'amours malheureuses de plusieurs personnes, les regrets de tout un chacun qui aurait voulu être autre chose que ce qu'il est. Et cependant, la nature est belle, la jeunesse rayonne et les personnages vivent dans la paix de la campagne. C'est l'histoire de Treplev, écrivain tourmenté et incompris amoureux de Nina. Mais c'est aussi celle de Nina qui tombe du coeur de Trigorine comme une mouette tombe du ciel, ou encore celle de l'amour inavoué de Macha pour Treplev. Ce qui est certain, c'est que dans La Mouette comme dans la vie, les désirs des uns sont souvent inextricablement liés à ceux des autres, et il n'y a jamais vraiment de dénouement.

La langue poétique de Tchékhov se répand ici entre le réel et l'imaginaire, entre le vécu et la fiction. Par ses descriptions toutes simples du quotidien, Anton Tchékhov a su dépeindre l'essentiel des rapports humains, passant du tragique au comique avec une étonnante habileté.
On qualifie souvent les pièces d'Anton Tchékhov de tragédies de l'inaction.  Et pourtant, dans ce théâtre ou "rien ne se passe", où les intrigues se confondent le plus souvent, où les héros ne sont pas de véritables héros, "il y a là quelque chose", comme le dit le personnage de Dorn. Par ses descriptions toutes simples du quotidien, Anton Tchékhov a su dépeindre l'essentiel des rapports humains, passant du tragique au comique avec une étonnante habileté.
Écrite à la fin du siècle dernier, ce drame en quatre actes raconte
l'histoire de Treplev, écrivain tourmenté et incompris amoureux de Nina. Mais le drame aurait aussi bien pu être celui de Nina qui tombe du coeur de Trigorine comme une mouette tombe du ciel, ou encore celui de l'amour inavoué de Macha pour Treplev. Ce qui est certain, c'est que dans La Mouette comme dans la vie, les désirs des uns sont souvent inextricablement liés à ceux des autres, et il n'y a jamais vraiment de dénouement.

Le jeu des comédiens doit chercher à traduire cet état d'âme si caractéristique des pièces de Tchékhov, où les silences et les non-dits sont parfois plus conséquents que les actes eux-mêmes.

Les pièces de théâtre de Tchekhov  font de lui un des principaux dramaturges de la modernité. Elles traitent de l'échec spirituel vécu par des personnages inquiets, désemparés au sein d'une société féodale qui se meurt. Rompant avec la construction dramatique traditionnelle, Tchekhov a mis au point une nouvelle technique théâtrale qu'il appelait «!action indirecte!» : les sous-entendus du dialogue, l'implicite tiennent ainsi une place prépondérante, révélant plus profondément la vérité psychologique des êtres.

La nécessité du théâtre se glisse dans les ailes de cette mouette comme préoccupation majeure de cette saga familiale: Chaque membre aspire à se situer face à la représentation que la vie et donc l'Amour se donnent à eux-mêmes!....

 5|12
> 10|2
La Revue 2001 | Mise en scène de David Michels.
Avec André Lamy, Maria del Rio, Jean Hayet et toute la troupe pour la 6e année !  Pour les amateurs de dérision sur fond d'actualités belges et internationales, avec humour, en chanson...

2002
> 10|2 La Revue 2001 | Mise en scène de David Michels.
Avec André Lamy, Maria del Rio, Jean Hayet et toute la troupe pour la 6e année !  Pour les amateurs de dérision sur fond d'actualités belges et internationales, avec humour, en chanson...

27|2
> 24|3
La chatte sur un toit brûlant | Tennessee Williams 

Avec Dorothée Hallot, Serge Demoulin, J-P. Dermont, Françoise Oriane, Marc De Roy, Angélique Leleux, Robert Roanne, Bernard Lefrancq.  Mise en scène de Claude Enuset.

Un père condamné par le cancer, une femme qu'il n'aime plus , un fils alcoolique, la culpabilité qui ronge, le mensonge qui agit comme une bombe à retardement...  Une pièce qui touche, qui décortique la complexité des rapports humains.

avril  

3|4
> 28|4
Une mesure d'avance | Anne-Marie Etienne
Mise en scène de Pascal Racan
Décor de Francesco Deleo
Costumes de Fabienne Miessen
Avec : Louise Rocco, Delphine Charlier, Claire Tefnin, Thierry Donk

Une mesure d'avance, celle que l'on prend sur le temps qui passe, qu'on ne peut ni arrêter, ni retenir.  La seule manière de gagner un peu cette course truquée dès le départ. La précéder, pour ne pas se laisser surprendre, prévenir ses effets, limiter les surprises et les éventuels mauvais coups.  Prendre Une mesure d'avance, c'est ce qu'a l'habitude de faire Émilie (incarnée par Louise Rocco ) à chaque nouvelle décennie. Ici, à l'aube de ses 60 ans, elle décide de ne plus essayer d'empêcher la roue de tourner, de ne plus s'accrocher à ce qu'elle est de moins en moins.
"Les femmes intelligentes devancent l'appel. C'est comme en musique, dans la tête, il faut toujours avoir 'une mesure d'avance'. "
Cette décision lucide est rendue d'autant plus cruelle pour elle que l'ironie du sort va l'obliger à partager pendant quelque temps son appartement avec deux femmes plus jeunes. Solange (Claire Tefnin), 19 ans, secouée par un premier chagrin d'amour. Catherine (Delphine Charlier), 39 ans, en proie à la première crise grave de son couple.  L'effet miroir de ces trois femmes, chacune au seuil d'une étape importante de leur vie, va renforcer les doutes et les résolutions d'Émilie. S'il est certain que les premiers subsisteront, saura-t-elle s'en tenir aux secondes ? Et en a-t-elle vraiment envie ?  Chez ces trois femmes, aux premiers pas de ce nouveau siècle, qu'est-ce qui a changé ? Tout. Puisque ce qui a changé pour les femmes pendant le siècle précédent à tout changé. Rien. Puisque dans le fond elles sont les mêmes.
Comme dit Émile : "d'où le Mic-Mac."
Ensemble, elles auront trois saisons à partager pour refaire leur monde et se reconstruire pour demain. Chahutées par trop de questions, elles ne trouveront aucunes réponses, mais elles auront avancé. en tâtonnant, en trébuchant souvent. Et en riant toujours. Elles sortent le champagne quand ça va mieux. Essaient de mieux se comprendre, elles, et surtout eux, les hommes, qui se débattent (incarné ici par Thierry Donk) et avec qui elles aimeraient se réconcilier une fois pour toutes.  Et faire à cette vie qui va trop vite un joli pied de nez en prenant sur le bonheur de demain une mesure d'avance.
mai / juin  
8|5
> 2|6
C'est encore mieux l'après-midi | Ray Corney - Adaptation de Jean Poiret - Avec : Pascal Racan, Régine Verelle, Françoise Oriane, Tshilombo Imhotep, Louise Rocco, Jean Hayet, Michel Poncelet, Cécile Florin, Colette Sodoyez, Marcel Gonzalez.
Mise en scène : Bernard Lefrancq, Décors : Serge Daems, Costumes : Ruth De Martelaere.
Les anglais parlent d'une "Cooney Farce" comme les français parlent d'un Feydeau. La grande différence est qu'à 65 ans, Ray Cooney est bien vivant.  Débutant comme comédien à 14 ans, il passe son adolescence dans une troupe itinérante jouant jusqu'à six pièces différentes par semaine. Depuis, il a pris l'habitude de dire que rien ne lui paraît difficile.

En 1956, engagé comme comédien au Whitehall Theatre à Londres, la Mecque de la farce anglaise, il profite des moments où il est dans sa loge pour écrire sa première pièce One for the Pot (Trois partout). Elle fut jouée 1 500 fois au Whitehall, traduite dans des dizaines de langues et représentée partout... comme toutes ses pièces qui ont suivies.

Ray Cooney a-t-il un secret ? Lorsqu'il a écrit une nouvelle pièce, il fait toujours un "essai" dans un théâtre de banlieue, loin des critiqueslondoniennes. Il joue le premier rôle pour prendre lui-même les réactions du public et il n'hésite pas à tailler dans le texte jusqu'à le réécrire complètement. Il est le maître du mécanisme infernal qui pousse despersonnages ordinaires dans un engrenage d'événements de plus en plus extraordinaires. Un simple mensonge de départ déclenche une cascade d'autres mensonges, ce qui engendre un torrent délirant. Cooney construit ses pièces avec la précision d'une pendule suisse, qui est néanmoins très british. Lesrépliques et les actions rythment la pièce et provoquent la force comique qui constitue la "Cooney Farce" si célèbre.  

La reconstruction de cette force dans une langue étrangère, pour un public aux références culturelles différentes, est un travail délicat. Ne pas respecter le rythme en déplaçant une réplique ou un rire risque de diminuer, voire de démolir la force comique. Panique au Plazza a bénéficié d'une adaptation trois étoiles par deux français à la vitalité tout à fait britannique, Christian Clavier et Jean-Marie Poiré.  Tout vaudeville est un drame à l'envers. Ces sont des gens qui se rencontrent alors qu'ils ne devraient jamais se rencontrer. Les personnages se trouvent généralement dans des situations illicites, imprévues ou inattendues. Ils sont dos au mur. Ils ont alors recours au mensonge et à la mauvaise foi.  A partir de là, ils se battent comme des poissons dans un filet. Dès qu'ils croient en être sortis, il arrive un autre élément qui les fait retomber d'encore plus haut. Dans Panique au Plazza, la situation est complètement enfermée dans un seul décor. Comme il y a quelque chose à cacher, toute personne qui va entrer va forcément être en trop.

SAISON 2002-2003

  Tournée des Châteaux :

En 2002, pour la 27ème fois, la Compagnie des Galeries prend ses quartiers d'été dans les châteaux de Wallonie, les cours, les jardins et les fermes, un cadre prestigieux qui accueillera cette année "CANDIDE" de Voltaire.

2002
 juillet/août/sept.
18/7>2/9 CANDIDE | Voltaire 
Avec : Alexandre Crépet (Candide), Michel Poncelet, Cécile Florin, Jacqueline Paquay, Marc De Roy, Bernard Lefrancq, Jean-Paul Clerbois, Claire Tefnin (qui se partageront plus de trente personnages !)
Mise en scène Bernard Lefrancq
Adaptation  Fabrice Gardin

Élevé dans le plus beau et le plus agréable des châteaux possibles, un jeune homme nommé Candide, mène la vie la plus agréable qui soit. Et pour cause, son précepteur, Pangloss, le plus grand des philosophes, lui enseigne que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles. Jusqu'au jour où le baron le jette à la porte après l'avoir surpris avec sa fille. Candide commence alors un long périple qui lui fera découvrir bien des endroits et inévitablement. les failles du système de Pangloss.

La pièce :
Est-il raisonnable d'être optimiste ? Candide vient à se poser la question après que le baron de Thunder-ten-tronckh l'a chassé de chez lui, d'un coup de pied au derrière. Adieu la belle Cunégonde, le château de Westphalie et autres satisfactions ! Commence alors un grand voyage initiatique où le tour de la planète (d'Europe en Amérique latine pour finir en Orient) se transforme très vite en un répertoire des actes d'inhumanité. De quoi en sortir plus averti, donc moins candide, et plus philosophe.
Somme des expériences de Voltaire en 1759, Candide est l'expression mythique d'un itinéraire personnel. L'intrigue prend la forme du voyage dans un monde de souffrances, de préjugés et de guerres, ou du roman d'aventures dont le livre est aussi la parodie. Les chapitres brefs qui le composent sont autant d'étapes dans l'apprentissage du jeune et naïf Candide. À la recherche de sa compagne, il trouvera son jardin, modeste réplique du Paradis Perdu, comme le rire est le reflet du tragique. Cette adaptation de Candide, spécialement écrite pour la Tournée des Châteaux, reprend le plus fidèlement et le plus sobrement possible l'intrigue, l'humeur, l'humour et la structure de Candide. Elle permet tous les possibles, aurait dit Pangloss, le philosophe, car tout est à inventer. Nous irons de par le monde avec Candide qui est un peu notre miroir. 

Voltaire, c'est un chaos d'idées claires, et un roman de Voltaire, c'est une idée de Voltaire se promenant à travers des aventures divertissantes destinées à lui servir d'illustrations et de preuves.
" Ne fera-t-on jamais taire cet homme ? ", aurait dit Louis XV excédé. De fait, sans doute parce que la censure et les hommes de pouvoir ont cherché sans relâche à le bâillonner, Voltaire a crié toute sa vie plus fort que les autres.
Il a su construire sa vie comme une légende. Les coups d'éclat, les
humiliations, les honneurs ont été transformés presque instantanément en romans, et ses aventures personnelles sont représentatives d'une époque ou d'un siècle. De 1718 à 1778, il occupe sans cesse le devant de la scène, ne cessant d'intervenir de façon frénétique dans tous les domaines. La boulimie de Voltaire, en même temps que son goût marqué pour la provocation, sont les caractéristiques essentielles de sa personnalité. Porte-parole, animateur et agitateur à la fois, Voltaire est un contre-pouvoir à lui seul. De fait, jamais écrivain n'aura autant lutté pour la défense de la libre expression, au prix parfois de risques bien réels : " Je finirai par renoncer à mon pays ou à la passion de penser tout haut ", écrit-il dans sa jeunesse. L'exil fut une conséquence inéluctable: deux années en Angleterre, deux années en Prusse, dix années aux portes de la capitale, vingt années passées à la frontière de la Suisse.

Le point de départ de Candide.
Dans ses Essais de Théodicée, parus en 1710, Leibniz, grand philosophe et mathématicien allemand, entend démontrer qu'il est rationnellement impossible de reprocher à Dieu d'avoir fait ce qu'il a fait car Dieu, compte tenu des contraintes, a créé le meilleur des mondes possibles et de son point de vue, le bien l'emporte infiniment sur le mal. Voltaire critique avec virulence l'optimisme leibnizien et par delà dénonce la prétention insupportable de la raison humaine à se prendre pour la raison de Dieu en échafaudant sans cesse des systèmes métaphysiques censés tout expliquer. La vraie sagesse pour le philosophe, selon Voltaire, c'est de savoir qu'il ignore et ignorera toujours le fond des choses.

Les dates & lieux de représentation :

Juillet
18 & 19 : Musée de Groesbeek de Croix à Namur
20 Château de Fernelmont
22 Château de Monceau
25 Château d'Habbay-la-neuve
26 Ferme de Salmonsart à Braine-le-Comte
27 Hannut
28 Château de Corroy-le-Château
29 Château de Monceau
Août
02 Château de la Follie à Ecaussinnes
03 Château de Haute Bodeux à Trois Ponts
05 Château d'Orval
07 Château de Trazegnies
09 Château de Montignies sur Roc
10 Château d'Accoz à Gerpinnes
11 Château de Pepinster
14 Villers-Ste-Gertrude
15 Abbaye de Malmédy
16 Fleurus
17 Moustier sur Sambre
23 Orangerie de Beloeil
24 Château d'Anvaing
25 Nethen
27 Château du Héron à Rixensart
29 Silly
30 Château de Fosteau
31 Rhode St-Genèse
septembre
1 & 2 : Château de Boussu-en-Fagne

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10/9>6/10 Paroles de fric de Ray Coney
Avec : Stéphane De Groodt, Marie-Paule Kumps, Pascal Racan, Catherine Claeys, Michel Poncelet, Thierry De Coster, Jean-Louis Leclercq, Ronald Beurms

Mise en scène : Martine Willequet
Décors : Francesco Deleo
Costumes : Fabienne Miessen

Un expert comptable, présumé honnête, échange par mégarde sa mallette dans le métro en rentrant chez lui. Il y découvre un million d'euros et décide de changer de vie. 'Ramasser n'est pas voler', mais ramasser de l'argent volé, c'est risqué, très risqué.

Petit employé modèle coulant des jours monotones, Georges rejoint un soir le domicile conjugal muni d'une mallette qu'il a échangée par mégarde avec la sienne dans le métro. Il décide de changer de vie et téléphone illico à une agence de voyage pour réserver deux places pour une destination exotique et surtout lointaine. Marie, son épouse, ne comprend pas son comportement,
d'autant moins qu'elle a invité un couple d'amis pour fêter l'anniversaire de son mari.
Survient dans un premier temps un flic qui ayant observé le comportement bizarre de Georges dans un bistrot l'a suivi jusque chez lui, ensuite le chauffeur de taxi qui a été appelé pour les conduire à l'aéroport, et enfin l'inspecteur Renard, qui vient annoncer à Marie la découverte dans le canal d'un cadavre qu'il croit être celui de Georges. Sans oublier que le tueur a vite fait de retrouver la trace de la sacoche remplie d'euros.
Essayer de s'enfuir avec de l'argent volé quand tout le monde veut vous retenir et que des gens un 'peu' fâchés s'invitent à l'improviste, ça gâche forcément le dîner d'anniversaire. A partir d'une méprise se succèdent d'incessants rebondissements, une cascade de mensonges et un engrenage d'évènements imprévus. Un imbroglio qui ne cesse de susciter l'hilarité.

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30/10>24/11 Tartuffe de Molière
Avec :  Daniel Hanssens (Tartuffe), Pascal Racan, Véronique Biefnot, Cécile Florin, Didier Colfs, Louise Rocco, Marc De Roy, Pascale Vyvère, Alexandre Crépet, Bernard Lefrancq, Romain Barbieux, Catherine Laury

Mise en scène Gérald Marti
Décor James Block
Costumes Gérald Marti et Ruth De Marteleire

Notre langue est d'abord celle de Molière, comme l'anglais est celle de Shakespeare. Molière va donner un élan vital au théâtre, en bousculant l'esthétique classique, en imposant la comédie comme genre noble et en se posant comme acteur, spectateur et critique de son époque. À l'image d'un Molière amuseur de foules se superpose celle d'un homme profond, qui fait rire pour ne pas faire pleurer. Les cabales dont il a fait l'objet attestent le caractère subversif de son comique.

Orgon a recueilli chez lui Tartuffe, un gueux faisant profession d'une austère piété. La famille d'Orgon se divise au sujet de cet hôte encombrant.
Orgon prétend pourtant donner en mariage à Tartuffe sa fille Mariane. Pour empêcher cette union, Elmire a un entretien avec Le Tartuffe, mais c'est à elle que le faux dévot se met à faire la cour. Elmire, par une ruse audacieuse, démontre à son mari l'hypocrisie de Tartuffe. Orgon le chasse de chez lui mais Tartuffe se venge en essayant de s'emparer de la maison. Il est finalement arrêté sur l'ordre du Roi. 
 
Au pouvoir depuis 1661, Louis XIV concentre entre ses mains toute la puissance politique mais doit compter avec l'autorité de la religion. Il n'y a pas vraiment en France de rivalité entre la puissance royale et l'autorité ecclésiale, mais des divergences peuvent se faire sentir avec une partie de l'opinion chrétienne, qui expliquent les avatars du Tartuffe. En effet, le jeune roi entraîne la "jeune Cour "dans un tourbillon de jeux et de fêtes dont Molière est le principal organisateur. Simultanément, la "vieille Cour", qui rallie les dévots hostiles à Molière, tente, sous l'égide de la reine mère Anne d'Autriche, de ramener le prince aux exigences de la morale chrétienne.

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4/12>9/2 Revue 2003 
Avec Maria del Rio, Bernard Lefrancq, Louise Rocco, Jean Hayet, Marc De Roy, Karen Pluchart, Angélique Leleux, Claudie Rion, Tshilombo Imhotep, Enaïd, Laura Coll Galli, Roberto Javier Vera et André Lamy.
Aux Claviers : Bernard Wrincq
Mise en scène : David Michels
Décor : Francesco Deleo
Costumes : Ruth De Marteleire & Fabienne Miessen

La Revue est le must de la Nouvelle Année avec son lot habituel de charme, de rire, de chansons, de sketches. L'attrait principal de notre Revue est dans le fait que chaque saison, on crée un nouveau spectacle sur des thèmes actualisés et avec des personnages différents. Bien entendu, vous retrouverez quelques têtes connues comme Madame Chapeau ou Marcel Colla, mais ceux-là font partie de l'histoire ancienne ou récente de notre
spectacle. La récurrence est là pour vous mettre à l'aise face aux nouveautés chaque fois plus imprévisibles. On ne peut parler de recette mais d'envie de mêler avec le même bonheur d'anciens et de nouveaux personnages qui ne pensent qu'à une chose : vous faire rire ou, à défaut, sourire !
Politiciens (nouvelles têtes sur l'échiquier et indéboulonnables déjà courbaturés), stars de la télé ou de la chanson (d'hier et d'aujourd'hui), têtes couronnées, personnalités célèbres (pour des raisons échappant parfois à La Raison), ils seront tous là sur le plateau, parfois en chair, parfois en mots. Dans les deux cas, ils serviront d'alibi à la troupe de la Revue pour retracer l'actualité belge et étrangère et surtout ses 'petits' travers.
L'écriture est collégiale, on y retrouve l'impertinence d'André Lamy, le bon sens citoyen de Bernard Lefrancq et les caricatures de Frédéric du Bus.

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2003

26/2>23/3 Hôtel des deux mondes   d'Eric-Emmanuel Schmitt
Avec : Jean Hayet, Marie-Hélène Remacle, Gérard Vivane, Roxane de Limelette, Françoise Oriane
mise en scène : Jean-Claude Idée
Décor : Serge Daems

Aucun client ne sait comment il est arrivé à l'Hôtel des deux mondes.  Personne ne sait quand il pourra en repartir, ni vers quelle destination.  Dans ce lieu étrange, tout est possible, même les miracles. Les infirmes recouvrent l'usage de leurs membres et les menteurs disent la vérité. L'énigmatique docteur S. chargé d'accompagner leur séjour ne fait que rendre plus aiguës les questions de ses hôtes.  Dans ce lieu étrange, tout est possible, même les miracles. Les infirmes recouvrent l'usage de leurs membres et les menteurs disent la vérité. L'énigmatique docteur S. chargé d'accompagner leur séjour ne fait que rendre plus aiguës les questions de ses hôtes. Un suspense métaphysique entre rêve et réalité, vie et mort, comédie et tragédie, où l'auteur du Visiteur poursuit sa recherche éperdue du sens et pose le mystère comme raison même d'espérer.
"Cet Hôtel des deux mondes, explique Eric-Emmanuel Schmitt, rencontre un instant la situation métaphysique de l'admirable Huis clos de Sartre. Mais mon existentialisme se trouve aux antipodes de Sartre, il est bien plus proche de celui de Pascal et de Kierkegaard car je ne vois rien d'absurde dans l'univers, je n'y vois que du mystère et, dans ce mystère même, des raisons d'espérer".
Philosophe de formation, Eric-Emmanuel Schmitt s'est imposé au théâtre avec Le Visiteur, Variations énigmatiques et Frederick ou le boulevard du crime.

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2>27/4 Le Squat de Jean-Marie Chevret
Avec : Louise Rocco, Nicole Valberg, Marion
Mise en scène : David Michels
Décor : Francesco Deleo
Costumes : Fabienne Miessen

Une pièce d'optimisme et de tendresse où l'évolution crescendo des personnages, la découverte des capacités de chacun à donner et à recevoir, l'humour, l'amour et le dialogue tendent à prouver qu'un cliché basique de racisme, d'intolérance et de barrière sociale s'efface dès les premiers signes d'une volonté réelle d'écouter et de comprendre l'autre.

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7/5>1/6 Un Chapeau de paille d'Italie   d'Eugène Labiche
Avec : Michel Poncelet, Jean-Paul Dermont, Jean Hayet, Robert Roanne, Bernard Lefrancq, Louise Rocco, Yasmina Douieb

Mise en scène : Bernard Lefrancq

Alors que Fadinard traverse un bois pour se rendre chez sa fiancée, le jour de ses noces, son cheval s'empare d'un chapeau suspendu à un arbre et le dévore ! Ce chapeau de paille appartient à une jeune dame mariée qui se trouvait là en galante compagnie. Aussi Fadinard se voit-il contraint de trouver un chapeau semblable pour sauver l'honneur de la dame. Et de se mettre en chasse. Et. toute la noce de lui emboîter le pas.

Cette quête s'apparente très vite à une course d'obstacles où s'accumulent les quiproquos. C'est une suite burlesque d'aventures imprévues et de situations inextricables : d'abord chez une modiste qui l'adresse à une baronne à qui elle a vendu un chapeau semblable. Ensuite, chez cette baronne qui donne justement une réception, la noce qui suit Fadinard croit que le buffet lui est destiné et le vide complètement. Il apprend que la baronne a offert le chapeau à sa filleule, qui se trouve être la dame du bois. Les confusions se multiplient. jusqu'à ce qu'on découvre parmi les cadeaux reçus par les nouveaux époux. un chapeau de paille d'Italie identique !
Un chapeau de paille d'Italie est la première pièce en 5 actes que fait jouer Labiche après une longue série de pièces en un acte. Il s'agit d'un "vaudeville-poursuite", réclamant un rythme endiablé. On a qualifié la pièce de 'chef-d'oeuvre de la vitesse scénique', une sorte de ballet.
juillet/août

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Saison 2003-2004

2003
septembre

10/9>5/10


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29/10>23/11

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dès le 3/12
2004
> février

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18/2>14/3

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24/3>18/4

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dès le 28/4

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juillet/août

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2004

15/9>10/10


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3>28/11

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7/12>6/2

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2004
>6/2

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16/2>13/3

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23/3>17/4

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27/4>22/5

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Juillet/août
32 galerie du Roi
1000 BXL
02/512 04 07

Site internet :
www.theatredesgaleries.be

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