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Théâtre Jean Vilar
Théâtre Blocry
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ARCHIVES 2000>2004
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| 2000 |
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13|9 > 14|10
Théâtre Blocry |
Lettres de la religieuse portugaise |
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| 22|9 > 30|9 |
L'été indien, l'autre Milou
Textes et chansons de Jacques-Ivan Duchesne et Claude Semal |
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| 6|10 > 14|10 |
Les virtuoses | de Damien Gillard |
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| 20|10 > 26|10 |
Savanah Bay | de Marguerite Duras |
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20|10 > 5|11
Théâtre Blocry |
Le vieil homme rangé | de Jean-Pierre
Dopagne |
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| 7|11 > 31|12 |
Une vue sur le ciel | de David Hare |
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17|11 > 1|12
Théâtre Blocry |
Spectacle Octave Mirbeau |
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| 2001 |
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| 5|1 > 31|1 |
Grand galop | de Mark Hampton et Mary
Louise Wilson
par le Rideau de Bruxelles |
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| 13|2 > 17|3 |
Copenhague | de Michael Frayn |
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1|2 > 13|2
Théâtre Blocry |
Shirley Valentine | de Willy Russel
par le Théâtre de la Valette |
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| 20|3 > 30|3 |
Mort accidentelle d'un anarchiste | de
Dario Fo |
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| 18|4 > 6|5 |
L'avare | de Molière |
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SAISON 2001-2002 |
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20>30|9
Blocry |
Conversation en Wallonie
| de Jean Louvet
Avec Jacques De Bock, Jean-Claude Derudder, Jo
Deseure, Stéphane Excoffier, Frédéric Hérion, Jean Koerver,
Sylvie Landuyt, Pascale Massaer, Marie-Line
Lefebvre, Bruno Mullenaerts, Jean-Marie Pétiniot, David Pion,
Grégory Praet, Célia Torrens - Mise en scène : Armand Delcampe -
Coproduction : Atelier Théâtre Jean Vilar,
Centre Dramatique Hainuyer et Festival de Spa - Avec la
participation du Centre des Arts Scéniques
"Celui qui a le pouvoir regarde. Celui qui ne l’a pas est
regardé." C’est l’histoire d’un enfant qui a été
regardé, montré et qui, en grandissant, regarde à son tour le
monde qui a voulu le pré-asservir. Il renvoie le regard, le «on».
Pour se doter d’une assurance de soi, Jonathan, le «héros»,
fait ressurgir, en quarante ans d’histoire, le fond épique d’un
passé enfoui. Père ouvrier enfoui, passé à la trappe, oublié,
nié qui, tout à coup, se dresse sur la scène. Coup de tonnerre :
à travers le revenant, surgissent ici une famille, là un peuple.
La figure du père « converse » avec le fils : « Non, tu ne
m’as pas oublié. Un fils n’oublie pas son père. » C’est ce
combat vital pour la reconnaissance que la pièce raconte. Une épopée
où l’enfant à la croix d’or prend conscience de sa situation
sociale à travers ses rêves, ses désirs, ses fantasmes, ses doubles
pères, ses doubles mères, ses «dons» enfin. Grâce à ses fées,
à ses protecteurs de l’ancien ou du nouveau régime : «Il était
une fois un enfant pauvre qui
deviendra quelqu’un…» C’est une lutte, lente, tenace, qui
s’inscrit dans la longue durée pour contrer l’imaginaire de la
domination. Oui, les choses changent, la société est
transformable, dit la mère, dit le père avant de retourner dans le
royaume des morts. - N’oublie pas de rentrer la bêche qui
est au fond du jardin, elle risque de rouiller. (Jean Louvet) |
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25|9>27|10
Blocry |
Hilda
| de Marie Nadje - Mise en scène de Marc Liebens
Avec Valérie Bauchau, Saskia Brichart, Nicolas Rossier.
Madame Lemarchand souhaite à tout prix faire le bonheur de
Hilda, sa nouvelle femme de ménage, dame de compagnie et
nurse.
Est-il possible de faire le bonheur de quelqu'un malgré lui ?
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| 9>19|10 |
Le gardien
| d'Harold Pinter
par le Théâtre du Nord - Centre Dramatique de Lille |
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| 23|10 |
Du François au Verlan
| Concert
par le Choeur de chambre de Namur |
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6>11|11
Aula Magna |
La Princesse Maleine
| de Maurice Maeterlinck
Mise en scène d'Yves Beaunesne, avec 14 comédiens (Audrey Bonnet
dans le rôle de la Princesse) et 3 enfants. La première
pièce de Maeterlinck (prix Nobel belge de littérature) présente
une figure de reine fascinante et énigmatique. On y
parle d'amour, deux amants se perdent obscurément dans le
tourbillon sans fin du silence, de sacrifice et de guerre...
Saluée en 1898 par Octave Mirbeau, cette pièce apporte la
notoriété à l'auteur dont son recueil de poèmes "Serres
chaudes" avait déjà été salué par Mallarmé.
Coproduit avec plusieurs théâtres français, cette pièce partira
ensuite en tournée en France pour 70 représentations.
Une belle production !
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| 6|11>1|12 |
L'école des femmes
| de Molière
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| 5>12|12 |
Au but
| de T. Bernhard
par Théâtre du Point du Jour de Lyon |
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7|12
Aula Magna |
D'esprit et de douleurs
| Concert
Orchestre de Chambre de Wallonie - dir. P. Davin |
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| 2002 |
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10|1>2|3
Blocry |
Toréadors | de Jean-Marie Piemme
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17|1>16|2
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Hedda Gabler | d'H. Ibsen
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19>27|2
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Twin House | danse
Cie Mossoux-Bonté |
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7>30|3
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Cher menteur | de Jérôme Kilty
et Jean Cocteau
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28|3
Aula Magna |
Le tribut africain | Concert
Ensemble Musiques Nouvelles - dir. P. Davin |
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15|4>5|5
Blocry |
J'étais dans ma maison et j'attendais que la
pluie vienne | de Jean-Luc Lagarce |
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16|4>8|5
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L'affaire de la rue de Lourcine | d'Eugène
Labiche
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17>21|4
Aula Magna |
Rwanda 94 | par le Groupov
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| 2002 |
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1>10/10
Aula Magna
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Le
triomphe de l'amour de Marivaux - Création
Soit une comédie.
Soit Léonide, une princesse déguisée en jeune homme et qui se nomme
Phocion, héritière d'un trône usurpé et qui veut le rendre; Soit Corine,
sa suivante, pareillement accoutrée et affublée du nom d'Hermidas;
Soit Hermocrate, un philosophe qui a rompu tout commerce avec les
hommes; Soit Léontine, sa soeur, qui a choisi avec lui la retraite
contre le péril des passions; Soit Agis, le jeune prince élevé à l'écart
du monde;
Soit Arlequin et Dimas, deux valets à vendre et qui ne s'y
refuseront point; Soit l'amour, ce fléau imparable, qui force à user
de la ruse, de la menace et de l'argent; qui recourt au chantage,
et à la trahison; qui aveugle, illumine, éblouit, déboussole, et abêtit;
pour qui la fin justifie tous les moyens; qui apprend au candide la
jalousie et la tromperie, au sage la folie; pour qui on ne recule
devant rien; qui se pare sans vergogne du masque des tactiques guerrières;
à qui la pitié est étrangère; qui trompe, et la méfiance, et la confiance;
qui flatte sans vergogne les narcisses aveuglés.
Donc l'amour, et son triomphe, et sa jeunesse. Mais aussi sa
duplicité, sa cruauté et ses crimes.
Soit Marivaux, plus proche de Shakespeare que de Racine, et moi qui
ose enfin l'aborder.
(Philippe SIREUIL)
Avec : André Baeyens, Valérie Bauchau, Yoann Blanc, Jean-Luc
Couchard, Anne-Marie Loop, Jean-Philippe Lejeune; Décor : Vincent
Lemaire; Costumes : Catherine Somers; Lumières et mise en scène
Philippe Sireuil
Coproduction de l'Atelier-Théâtre Jean Vilar et du Festival de
Théâtre de Spa. |
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17>22/10
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Tout
ça du vent
d'après Françoise BLOCH; Lumières Fred Vannes; Régie générale
Thierry Moors; Conseiller dramaturgique Didier De Neck; mise en scène
et collaboration à l'écriture Françoise Bloch; avec Philippe
GRANDHENRY, seul sur scène.
Un grand efflanqué endimanché et décoiffé,
un écorché vif au sourire un peu triste convoque, dans
l'incroyable pouvoir d'évocation de ses mots, de ses mimiques, de
ses accents et de ses gestes, le petit peuple de son enfance,
l'image et le parler de sa mère, son village de Wallonie.
Un spectacle autobiographique, donc, où tout est vrai sauf que tout
est faux, car la mémoire mélange et redistribue les cartes
du temps, additionne et soustrait, car le point de vue déforme et
reforme à sa guise, selon son bon plaisir. L'écriture débridée
d'un acteur, d'un joyeux, d'un Don Quichotte de Perwez avec sa
fantaisie, sa férocité, son imagination, sa malignité, sa
tendresse aussi, où la mémoire n'anime pas un stylo sur un papier
mais un corps et une voix sur une scène.
Zoo Théâtre en coproduction avec le Théâtre de la Place et le
Théâtre Les tanneurs, avec l'aide du Théâtre de la Balsamine et
du Théâtre Jean Vilar. |
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| 12>17/11 |
Conversation en Wallonie
de Jean Louvet
"Celui qui a le pouvoir regarde. Celui qui ne l’a pas est
regardé." C’est l’histoire d’un enfant qui a été
regardé, montré et qui, en grandissant, regarde à son tour le
monde qui a voulu le pré-asservir. Il renvoie le regard, le «on».
Pour se doter d’une assurance de soi, Jonathan, le «héros»,
fait ressurgir, en quarante ans d’histoire, le fond épique d’un
passé enfoui. Père ouvrier enfoui, passé à la trappe, oublié,
nié qui, tout à coup, se dresse sur la scène. Coup de tonnerre :
à travers le revenant, surgissent ici une famille, là un peuple.
La figure du père « converse » avec le fils : « Non, tu ne
m’as pas oublié. Un fils n’oublie pas son père. » C’est ce
combat vital pour la reconnaissance que la pièce raconte. Une épopée
où l’enfant à la croix d’or prend conscience de sa situation
sociale à travers ses rêves, ses désirs, ses fantasmes, ses doubles
pères, ses doubles mères, ses «dons» enfin. Grâce à ses fées,
à ses protecteurs de l’ancien ou du nouveau régime : «Il était
une fois un enfant pauvre qui
deviendra quelqu’un…» C’est une lutte, lente, tenace, qui
s’inscrit dans la longue durée pour contrer l’imaginaire de la
domination. Oui, les choses changent, la société est
transformable, dit la mère, dit le père avant de retourner dans le
royaume des morts. - N’oublie pas de rentrer la bêche qui
est au fond du jardin, elle risque de rouiller. (Jean Louvet)
Avec Jacques De Bock, Jean-Claude Derudder, Jo
Deseure, Stéphane Excoffier, Frédéric Hérion, Jean Koerver,
Sylvie Landuyt, Pascale Massaer, Marie-Line
Lefebvre, Bruno Mullenaerts, Jean-Marie Pétiniot, David Pion,
Grégory Praet, Célia Torrens - Mise en scène : Armand Delcampe -
Coproduction : Atelier Théâtre Jean Vilar,
Centre Dramatique Hainuyer et Festival de Spa - Avec la
participation du Centre des Arts Scéniques. |
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12/11>21/12
Blocry
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La
musica deuxième de Marguerite DURAS - Création
Une femme. Un homme.
Ces deux-là se sont aimés. Un peu. Beaucoup.
Passionnément. À la folie. Puis plus du tout. Elle a voulu le
suicide, lui a désiré le meurtre.
Aujourd'hui, les voilà qu'ils viennent d'entendre leur divorce
prononcé. Tout est joué, d'une certaine manière. Mais tout reste
à dire.
Une dernière fois, dans le hall nocturne d'un hôtel de la ville de
province où ils se sont jadis aimés, ils vont chercher à se
parler, tenter de comprendre l'énigme qui les a amenés à la perte
de l'autre, au désastre de leur couple. Cris et chuchotements,
rires et sourires, sanglots étouffés, mots arrachés au silence
pour faire taire le silence, pour «retrouver
ces moments que rien ne peut remplacer», pour retarder l'ultime
moment du départ où plus rien, jamais, ne pourra être dit.
Une histoire simple, banale et émouvante. Et pourtant brûlante,
bouleversante et si intensément vivante. Une partition toute
emprunte de délicatesse pour deux funambules du sentiment. Un théâtre
de l'intime dans lequel on pénètre comme par effraction pour
assister à cette ultime joute, où l'on vient voir sans être vu,
pour mieux entendre ce qui est dit, mais aussi ce qui est tu.
Avec Anne Chappuis et Patrick Descamps; Décor, costumes, lumières,
mise en scène Philippe Sireuil
Co-réalisation du Théâtre Le Public et de
l'Atelier-Théâtre Jean Vilar. |
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20>24/11
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Mein
Kamph (Farce) de George TABORI
Une parabole féroce et hilarante.
Adolphe Hitler, jeune étudiant en peinture sans le sou, trouve
asile dans un refuge de nuit. Juif non pratiquant, Shlomo Herzl,
vendeur nocturne de bibles et de Kama-Sutra, respecte cependant les
commandements et notamment le premier: «Tu aimeras ton prochain
comme toi-même».
Il se prend donc d'affection pour ce vantard névropathe et
grossier, et l'accueille.
Mein Kampf (farce), est à mon sens l'une des plus grandes tragi-comédies
de ce siècle. La pièce évoque les grands mystères du Moyen-Âge,
avec ses figures de la Mort, de la Jeune fille Vierge, du Méchant.
Shlomo Herzl, qui a décidé d'écrire un livre (Mon combat) est le
Vieil Homme en quête de sagesse. C'est un théâtre qui tient à la
fois de la farce théologique et du cabaret littéraire. La poésie
y est maligne, insidieuse, provocante. Les dialogues sont vifs,
aigus, en quête de quelque chose de sombre et de drôle à la fois.
L'auteur fait entendre et résonner le rire des vaincus.
Un rire arraché à l'horreur. Sous chaque plaisanterie se cache
l'holocauste. Adorno disait qu'après Auschwitz, on ne peut plus écrire
de poésie. George Tabori pense l'inverse.
Avec le rire, il combat mieux qu'il ne le ferait par les larmes. Il
y a quelque chose chez lui qui me rappelle la dérision de Woody
Allen ou d'un Groucho Marx, un certain esprit juif new-yorkais. Et
j'ajouterai une citation du poète Alexandre Pouchkine, qui m'est
venue à l'esprit à la première lecture de Mein Kampf et qui résume
mon projet de mise en scène: «Le rire, la pitié, et la terreur
sont les trois cordes de notre imagination que fait vibrer le sortilège
dramatique. ».
(Agathe ALEXIS)
Texte français Armando Llamas; avec : John Arnold, Pierre Barrat,
Bruno Buffoli, Joséphine Derenne, Philippe Hottier, Sarah
Karbasnikoff, Olivier Peigné, Stéphane Schleininger;
Scénographie Patrick Bugéïa; Costumes Dominique Louis;
Chorégraphie Claire Richard; Mise en scène Agathe Alexis
Un spectacle de la Comédie de Bethune, coproduit par le Festival
d'Avignon et le Théâtre Vidy-Lausanne. |
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3>12/12
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Un fil à la patte |
de Feydeau - Musique d'Offenbach
Avec André Baeyens, Claire Bodson, Alain Eloy, Thierry
Lefèvre, Bernard Sens, Nicole Valberg, Benoît Van
Dorslaer, Philippe Vauchel, Pascale Vyvère, Béatrice
Wegnez. Avec Pascal Charpentier au piano et Claude Vonin
au violon. Mise en scène Frédéric Dussenne - Arrangements et
direction musicale Pascal Charpentier - Scénographie Marcos
Viñals Bassols.
Feydeau truffé d'Offenbach !
Ce cocktail version Frédéric Dussenne a donné au Rideau un merveilleux
"Fil à la patte" qui avec ses éclats de rires, ses quiproquos,
sa musique, ses chansons, ses portes qui claquent et ses gags en tous
genres a tout pour séduire le public durant les fêtes de fin d'année
!
L'une des pièces les plus désopilantes écrites par Feydeau, le virtuose
du rire. Bois d'Enghien, noceur invétéré, a enfin trouvé l'oiseau
rare - une oie blanche, bourgeoise et riche. Mais va-t-il parvenir
à signer son contrat de mariage à l'heure dite avec un fil à la patte
tel que la célèbre Lucette, chanteuse de café-concert, dont il est
l'amant protecteur et qui n'entend pas le laisser échapper ?
Au départ de cette histoire classique à la Belle Époque, le maître
du vaudeville brode en toute fantaisie une étourdissante dentelle
de quiproquos, où fourmillent mots d'auteurs, gags en tous genres
et rebondissements loufoques. Son " Fil à la patte " s'entortille,
entraînant dans une ronde endiablée un clerc de notaire qui veut caser
ses chansons stupides, un général bolivien qui dégaine plus vite que
son ombre, une baronne bon chic bon genre et beaucoup d'autres personnages
cocasses et parfaitement typés. Tous irrésistiblement drôles.
Mais que l'on ne s'y trompe pas, Feydeau qui signe en 1894 cette excellente
comédie de moeurs est bien plus qu'un simple amuseur. Tantôt moraliste,
tantôt féroce caricaturiste, il nous donne une belle leçon sur ce
monde gouverné davantage par la réussite sociale que par l'amour.
Un spectacle du Rideau
de Bruxelles |
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| 2003 |
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22/1>16/2
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Ornifle
ou le courant d'air de Jean ANOUILH - Création
d'après l e Dictionnaire de Don Juan.
Un bijou comique sur fond de solitude, une pièce que Jean Anouilh
qualifiait lui-même de «grinçante». Pièce dans laquelle il se
sert du mythe de Don Juan: héros, outrage, invitation et visite du
mort, séduction, brutalité, cynisme joyeux et batifolant avec une
faune féminine très diversifiée et «châtiment final.»
Les personnages sont ici auteurs, acteurs ou spectateurs chacun à
leur tour et conscients de «jouer leur rôle». Comédie qui
alterne, par exemple, le ridicule de la vengeance ratée et
malheureuse du fils avec celui du père aristocrate qui conçoit la
vie comme une bonne «comédie de moeurs» civilisée et obéissant
à des codes d'élégance désuets. La pièce fait appel à
l'univers des rôles, des déguisements voire des travestissements
classiques (Mademoiselle Supo fait ici office de Sganarelle). Supo,
également héritière de l'héroïne romantique, voit son «amour»,
fait de souffrance et de délectation, tourné en dérision. Il
semble bien ici que la morale stupide, hypocrite ou grotesque ne
serve qu'à cacher les inhibitions. Machetu, le bourgeois rond et
vulgaire dont l'argent est la raison d'être, n'est pas épargné
lui non plus. Pour lui ne compte que le «sens plat des mots». Mais
ce bourgeois rustre et magouilleur l'est peut-être moins, tout
compte fait, que cette canaille cynique et «aristocratique»
d'Ornifle, dont l'Eglise (Dubaton) achète les couplets en échange
de bénédictions.
Où est passé l'«Absolu»?
«Jésus tu te caches ! Jésus où es-tu ?
Dans le cour du Diable ! Qui ne m'aimait plus !»
(Armand DELCAMPE)
Avec : Didier Colfs, Laurence d'Amélio, Armand Delcampe, Léon
Dony, Daniel Hansens, Patricia Houyoux, Francine Laffineuse,
Marie-Line Lefebvre, Gérard Vivane,...
Décor et costumes Thierry Bosquet; Lumières Serge Daems;
Mise en scène Armand Delcampe et Danielle Fire
Une co-réalisation de l'Atelier Théâtre Jean Vilar et du Théâtre
Royal du Parc. |
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4>7/2
Blocry
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Toréadors
de Jean-Marie Piemme
Non, il ne s'agit pas d'une vraie corrida mais bien d'une lutte verbale
sophistiquée que se livreront le gérant d'un lavoir (Pietro Pizutti)
et un cadre russe SDF (Alexandre Von Sivers). Percutant !
Ils sont deux immigrés que tout oppose. Momo vient du sud et gère
une petite wasserette. Ferdinand, descendant des Russes blancs, est
un ex-cadre d'entreprise devenu SDF. Leur relation commence dans la
méfiance mais l'amitié s'installe (semble s'installer?) au fur et
à mesure de leurs rencontres, nourries par un plaisir partagé:
celui de la confrontation d'idées.
Tout fait farine au moulin de leurs discussions: la mondialisation,
l'exploitation des travailleurs, le vol à la tire, les déclarations
papales. Ils malmènent les idées reçues, ne craignent ni les
paradoxes ni les sophismes et ne dédaignent pas un cliché s'il
leur permet de faire mouche.
Mais leur duel n'est pas innocent, il s'apparente à une corrida.
Derrière la dialectique se profilent les coups de poignard et c'est
la loi du plus fort qui l'emportera.
Ecrite pour deux grands comédiens qui la servent à merveille et
mise en scène par Philippe Sireuil, cette pièce de Jean-Marie
Piemme a obtenu le prix de Parlement de la Communauté Française.
Une co-réalisation de l'Atelier Théâtre Jean Vilar et du Théâtre
Le Public - Mise en scène : Philippe Sireuil
Avec : Pietro Pizzuti et Alexandre von Sivers
Décor : Vincent Lemaire |
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11>15/3
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Au
fond du bois - Het Muziek Lod - Eric DE VOLDER
Sept fillettes et mères chantent et dansent une douceur, une
douleur commune. Elles sont les femmes de tous les pays du monde qui
pleurent leurs enfants profanés : ballades médiévales, litanies
exotiques, danses rituelles et comptines innocentes.
Un récit populaire, un conte de fée pour vaincre le grand méchant
loup. Un joyau d'émotion pure.
Texte français Paul Pourveur, avec la collaboration d'Eric De
Volder et Dick Van der Harst
Interprétation et chant : Paola Bartoletti, Brenda Bertin,
Graziella Boggiano, Leen De Veirman, Merel de Vilder Robier, Carla
Hoogewijs, Ineke Nijssen
Composition et direction musicale : Dick Van der Harst
Mise en scène et scénographie : Eric Devolder
Un spectacle de Het Muziek Lod, coproduit par le Vooruit (Gand),
Limelight (Courtrai) et les Halles de Schaerbeek. |
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24/3>2/4
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L'école
des femmes de Molière
Mise en scène : Jacques Delcuvellerie - Scénographie : Johan
Daenen - Costumes : Greta Goiris - Lumières
Philippe Sireuil. Avec : Luc Brumagne, Jeanne Dandoy, Sacha Kremer,
Henri Monin, Max Parfondry, Julien Roy, Alexandre Trocki, Michèle
Vegairginsky...
Si Jacques Delcuvellerie mène depuis 1980 avec son collectif liégeois
une recherche théâtrale radicale, jalonnée de grands spectacles -
de Koniec à Rwanda 1994 en passant par le "Tryptique Vérité"
(L'Annonce faite à Marie, Trash, a lonely prayer et La Mère) -, il
poursuit également un travail de metteur en scène indépendant qui
l'a déjà plongé avec bonheur dans Racine, Marivaux, Courteline ou
Beaumarchais. L'intérêt de la chose, pour lui et pour nous, c'est
qu'il aborde le répertoire autrement, avec l'exigence d'analyse
qu'on lui connaît et l'expérience d'une pratique différente.
Ainsi, sur L'École des femmes, avant d'avoir des intentions, il a
d'abord des questions. Par exemple : "L'École appartient,
comme chacun sait, à une tradition thématique qui va du Vieillard
jaloux au Barbier de Séville. On s'accorde aujourd'hui à penser
que la pièce de Molière constitue le chef-d'oeuvre du genre. [...]
Pourtant l'intrigue nous semble si lointaine : ce vieillard pour
l'époque cultivant en serre une jeune fleur dont il entend se réserver
la jouissance et cette hantise du cocuage dès le premiers vers,
sujet qui depuis le triomphe du théâtre bourgeois appartient
exclusivement au registre léger du boulevard... Alors ? Qu'est-ce
qui nous touche toujours, au point d'en avoir fait le succès le
plus permanent de Molière ? Est-ce le vieux thème du jeune amour
triomphant éternellement des contraintes et des pièges ? Ou cette
figure érotique toujours active de l'innocence s'éveillant comme
malgré elle au désir dans l'intransigeance de sa naïveté ? Ou
quelque chose de Lolita qui traînerait dans la passion
quasi-incestueuse d'Arnolphe pour Agnès et dans le démenti cruel
que la vie inflige toujours à ceux qui s'évertuent à rendre
intouchable l'objet de leur monomanie ?" Sans prétendre
répondre à toutes ces interrogations, le spectacle les mettra en
tous cas en action. Avec les interprètes que Jacques Delcuvellerie
a choisis, cette École, fruit d'une collaboration proposée par le
Théâtre National à l'Atelier Théâtral de Louvain-la-Neuve, nous
promet le même succès qu'au temps de sa création par Molière, en
1662.
Coproduction Atelier Théâtre Jean Vilar et Théâtre National de
la Communauté Wallonie Bruxelles |
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13/3>12/4
Blocry
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Cinq
heures avec Mario de Miguel Delibes, mise en scène de
Danielle Fire et Armand Delcampe.
Carmen parle à son mari "un intellectuel aux idées
progressistes". Elle lui parle toute la soirée : de la belle
soeur "aguicheuse" ; de la Seat 600 qu'on aurait dû
avoir et qu'il a refusé d'acheter ; de Monsieur le Maire ; de Paco
et de sa belle limousine américaine ; des royalistes et des républicains
; du beau-frère fusillé ; du Christ et de la charité ; de la
politique, du pape etc. etc. Carmen parle de tout : tout y passe. Et
Mario ne répond rien. Mario est mort ce matin, et Carmen le veille.
Le rire surgit du choc de leurs cultures et de leurs
"valeurs".
Production Atelier théâtre Jean Vilar & Festival de Théâtre
de Spa. |
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26/3>12/4
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Combat
de nègres et de chiens de Bernard-Marie KOLTÈS
Création
Dans un pays d'Afrique de l'Ouest, en pleine brousse, sur un
chantier de travaux publics d'une entreprise étrangère. Cinq, six
maisons, entourées de barbelés, avec des miradors et, à l'intérieur,
une dizaine de blancs qui vivent, plus ou moins terrorisés par
l'extérieur, avec des gardiens noirs, armés, tout autour. Au crépuscule,
Horn, chef de chantier, croit apercevoir la silhouette d'un homme.
C'est Alboury. Il vient réclamer le corps de son frère mort. La
version officielle parle d'un accident de travail. En fait, il a été
tué par l'ingénieur, Cal, qui a jeté son cadavre dans les égouts.
Horn va d'abord tenter d'éviter la confrontation violente. C'est
son dernier chantier. Il a rencontré, lors d'un séjour à Paris,
une jeune femme, Léonne, qui a immédiatement accepté de le suivre
en Afrique. Il espère la ramener en France dès la fin des travaux.
Mais Alboury restera intraitable; il veut récupérer le corps.
Entre-temps, il rencontre Léonne.
Avec : Valérie Bauchau, Bernard Sens; Scénographie Marcos Vinals
Bassols; Costumes Lionel Lesire; Mise en scène Frédéric Dussenne.
Coproduction Atelier Théâtre Jean Vilar et Kollectif
L'Acteur-L'Ecrit. |
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| 2003 |
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11>30/9
Blocry
mardi, vendredi et samedi à 20h15
le jeudi à 19h30, mercredi et dimanche à 15h
Sous chapiteau, au pied de l'Aula Magna de Louvain-la-Neuve
(parkings à proximité)
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19/9>11/10
mardi, vendredi et samedi à 20h15
le jeudi à 19h30, mercredi et dimanche à 15h
Sous chapiteau, au pied de l'Aula Magna de Louvain-la-Neuve
(parkings à proximité)
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| 2004 |
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13/2>14/3
Aula Magna
(Louvain la Neuve)
vendredis à 20h
samedis à 15h et 20h
dimanches à 15h
mardis 24/02 et
9/03 à 20h
mercredis 25/02 et 10/03 à 15h
mercredis 18/02 et 03/03 à 20h
Jeudis 19/02, 4/03 et 11/03 à 20h
jeudi 26/02 à 15h
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Théâtre
Jean Vilar
9 rue du Sablon
1348 Louvain-la-Neuve
Réserv.: 0800/25.325
Théâtre Blocry
Ferme de Blocry
Place de l'Hocaille
1348 Louvain-la-Neuve
Réserv.: 0800/25.325
Tél.: 010/45.04.00
Fax : 010/45.32.34
E-mail :
Jean-vilar@infonie.be
Site internet : www.europictures.com/jean-vilar
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