Théâtre Jean Vilar
Théâtre Blocry

ARCHIVES 2000>2004
2000

 


13|9 > 14|10
Théâtre Blocry
Lettres de la religieuse portugaise 

22|9 > 30|9 L'été indien, l'autre Milou
Textes et chansons de Jacques-Ivan Duchesne et Claude Semal

6|10 > 14|10 Les virtuoses | de Damien Gillard

20|10 > 26|10 Savanah Bay | de Marguerite Duras

20|10 > 5|11
Théâtre Blocry
Le vieil homme rangé | de Jean-Pierre Dopagne

7|11 > 31|12 Une vue sur le ciel | de David Hare

17|11 > 1|12
Théâtre Blocry
Spectacle Octave Mirbeau 

2001

5|1 > 31|1 Grand galop | de Mark Hampton et Mary Louise Wilson
par le Rideau de Bruxelles

13|2 > 17|3 Copenhague | de Michael Frayn

1|2 > 13|2
Théâtre Blocry
Shirley Valentine | de Willy Russel
par le Théâtre de la Valette

20|3 > 30|3 Mort accidentelle d'un anarchiste | de Dario Fo

18|4 > 6|5 L'avare | de Molière

SAISON 2001-2002

20>30|9
Blocry
Conversation en Wallonie | de Jean Louvet
Avec Jacques De Bock, Jean-Claude Derudder, Jo Deseure, Stéphane Excoffier, Frédéric Hérion, Jean Koerver, Sylvie Landuyt, Pascale Massaer, Marie-Line Lefebvre, Bruno Mullenaerts, Jean-Marie Pétiniot, David Pion, Grégory Praet, Célia Torrens - Mise en scène : Armand Delcampe - Coproduction : Atelier Théâtre Jean Vilar, Centre Dramatique Hainuyer et Festival de Spa - Avec la participation du Centre des Arts Scéniques 

"Celui qui a le pouvoir regarde. Celui qui ne l’a pas est regardé."  C’est l’histoire d’un enfant qui a été regardé, montré et qui, en grandissant, regarde à son tour le monde qui a voulu le pré-asservir. Il renvoie le regard, le «on».
Pour se doter d’une assurance de soi, Jonathan, le «héros», fait ressurgir, en quarante ans d’histoire, le fond épique d’un passé enfoui. Père ouvrier enfoui, passé à la trappe, oublié, nié qui, tout à coup, se dresse sur la scène. Coup de tonnerre : à travers le revenant, surgissent ici une famille, là un peuple. La figure du père « converse » avec le fils : « Non, tu ne m’as pas oublié. Un fils n’oublie pas son père. » C’est ce combat vital pour la reconnaissance que la pièce raconte. Une épopée où l’enfant à la croix d’or prend conscience de sa situation sociale à travers ses rêves, ses désirs, ses fantasmes, ses doubles pères, ses doubles mères, ses «dons» enfin. Grâce à ses fées, à ses protecteurs de l’ancien ou du nouveau régime : «Il était une fois un enfant pauvre qui
deviendra quelqu’un…» C’est une lutte, lente, tenace, qui s’inscrit dans la longue durée pour contrer l’imaginaire de la domination. Oui, les choses changent, la société est transformable, dit la mère, dit le père avant de retourner dans le royaume des morts.  - N’oublie pas de rentrer la bêche qui est au fond du jardin, elle risque de rouiller.  (Jean Louvet)

25|9>27|10
Blocry
Hilda | de Marie Nadje - Mise en scène de Marc Liebens
Avec Valérie Bauchau, Saskia Brichart, Nicolas Rossier.
Madame Lemarchand souhaite à tout prix faire le bonheur de Hilda,  sa nouvelle femme de ménage, dame de compagnie et nurse.  
Est-il possible de faire le bonheur de quelqu'un malgré lui ? 

9>19|10 Le gardien | d'Harold Pinter
par le Théâtre du Nord - Centre Dramatique de Lille

23|10 Du François au Verlan | Concert
par le Choeur de chambre de Namur

6>11|11
Aula Magna
La Princesse Maleine | de Maurice Maeterlinck
Mise en scène d'Yves Beaunesne, avec 14 comédiens (Audrey Bonnet dans le rôle de la Princesse) et 3 enfants.  La première pièce de Maeterlinck (prix Nobel belge de littérature) présente une figure de reine fascinante et énigmatique.  On y  parle d'amour, deux amants se perdent obscurément dans le tourbillon sans fin du silence, de sacrifice et de guerre...  Saluée en 1898 par Octave Mirbeau, cette pièce apporte la notoriété à l'auteur dont son recueil de poèmes "Serres chaudes" avait déjà été salué par Mallarmé. 
Coproduit avec plusieurs théâtres français, cette pièce partira ensuite en tournée en France pour 70 représentations.
Une belle production !

6|11>1|12 L'école des femmes | de Molière

5>12|12 Au but | de T. Bernhard
par Théâtre du Point du Jour de Lyon

7|12
Aula Magna
D'esprit et de douleurs | Concert 
Orchestre de Chambre de Wallonie - dir. P. Davin

2002

10|1>2|3
Blocry
Toréadors | de Jean-Marie Piemme

17|1>16|2
Hedda Gabler | d'H. Ibsen

19>27|2
Twin House | danse
Cie Mossoux-Bonté

7>30|3
Cher menteur | de  Jérôme Kilty et Jean Cocteau

28|3
Aula Magna
Le tribut africain | Concert 
Ensemble Musiques Nouvelles - dir. P. Davin

15|4>5|5
Blocry
J'étais dans ma maison et j'attendais que la pluie vienne | de Jean-Luc Lagarce

16|4>8|5
L'affaire de la rue de Lourcine | d'Eugène Labiche

17>21|4
Aula Magna
Rwanda 94 | par le Groupov

 
2002

 

1>10/10
Aula Magna

Le triomphe de l'amour de Marivaux - Création

Soit une comédie.
Soit Léonide, une princesse déguisée en jeune homme et qui se nomme Phocion, héritière d'un trône usurpé et qui veut le rendre; Soit Corine, sa suivante, pareillement accoutrée et affublée du nom d'Hermidas; Soit Hermocrate, un philosophe qui a rompu tout commerce avec les hommes; Soit Léontine, sa soeur, qui a choisi avec lui la retraite contre le péril des passions; Soit Agis, le jeune prince élevé à l'écart du monde;
Soit Arlequin et Dimas, deux valets à vendre et qui ne s'y
refuseront point; Soit l'amour, ce fléau imparable, qui force à user de la ruse, de la menace et de l'argent; qui recourt au chantage, et à la trahison; qui aveugle, illumine, éblouit, déboussole, et abêtit; pour qui la fin justifie tous les moyens; qui apprend au candide la jalousie et la tromperie, au sage la folie; pour qui on ne recule devant rien; qui se pare sans vergogne du masque des tactiques guerrières; à qui la pitié est étrangère; qui trompe, et la méfiance, et la confiance; qui flatte sans vergogne les narcisses aveuglés.
Donc l'amour, et son triomphe, et sa jeunesse. Mais aussi sa duplicité, sa cruauté et ses crimes.
Soit Marivaux, plus proche de Shakespeare que de Racine, et moi qui ose enfin l'aborder.
(Philippe SIREUIL)

Avec : André Baeyens, Valérie Bauchau, Yoann Blanc, Jean-Luc Couchard, Anne-Marie Loop, Jean-Philippe Lejeune; Décor : Vincent Lemaire; Costumes : Catherine Somers; Lumières et mise en scène Philippe Sireuil
Coproduction de l'Atelier-Théâtre Jean Vilar et du Festival de Théâtre de Spa.

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17>22/10

Tout ça du vent 
d'après Françoise BLOCH; Lumières Fred Vannes; Régie générale Thierry Moors; Conseiller dramaturgique Didier De Neck; mise en scène et collaboration à l'écriture Françoise Bloch; avec Philippe GRANDHENRY, seul sur scène.

Un grand efflanqué endimanché et décoiffé,
un écorché vif au sourire un peu triste convoque, dans l'incroyable pouvoir d'évocation de ses mots, de ses mimiques, de ses accents et de ses gestes, le petit peuple de son enfance, l'image et le parler de sa mère, son village de Wallonie.
Un spectacle autobiographique, donc, où tout est vrai sauf que tout est faux, car la mémoire mélange et redistribue les cartes
du temps, additionne et soustrait, car le point de vue déforme et reforme à sa guise, selon son bon plaisir. L'écriture débridée d'un acteur, d'un joyeux, d'un Don Quichotte de Perwez avec sa fantaisie, sa férocité, son imagination, sa malignité, sa tendresse aussi, où la mémoire n'anime pas un stylo sur un papier mais un corps et une voix sur une scène.

Zoo Théâtre en coproduction avec le Théâtre de la Place et le Théâtre Les tanneurs, avec l'aide du Théâtre de la Balsamine et du Théâtre Jean Vilar.

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12>17/11 Conversation en Wallonie de Jean Louvet

"Celui qui a le pouvoir regarde. Celui qui ne l’a pas est regardé."  C’est l’histoire d’un enfant qui a été regardé, montré et qui, en grandissant, regarde à son tour le monde qui a voulu le pré-asservir. Il renvoie le regard, le «on».
Pour se doter d’une assurance de soi, Jonathan, le «héros», fait ressurgir, en quarante ans d’histoire, le fond épique d’un passé enfoui. Père ouvrier enfoui, passé à la trappe, oublié, nié qui, tout à coup, se dresse sur la scène. Coup de tonnerre : à travers le revenant, surgissent ici une famille, là un peuple. La figure du père « converse » avec le fils : « Non, tu ne m’as pas oublié. Un fils n’oublie pas son père. » C’est ce combat vital pour la reconnaissance que la pièce raconte. Une épopée où l’enfant à la croix d’or prend conscience de sa situation sociale à travers ses rêves, ses désirs, ses fantasmes, ses doubles pères, ses doubles mères, ses «dons» enfin. Grâce à ses fées, à ses protecteurs de l’ancien ou du nouveau régime : «Il était une fois un enfant pauvre qui
deviendra quelqu’un…» C’est une lutte, lente, tenace, qui s’inscrit dans la longue durée pour contrer l’imaginaire de la domination. Oui, les choses changent, la société est transformable, dit la mère, dit le père avant de retourner dans le royaume des morts.  - N’oublie pas de rentrer la bêche qui est au fond du jardin, elle risque de rouiller.  (Jean Louvet)

Avec Jacques De Bock, Jean-Claude Derudder, Jo Deseure, Stéphane Excoffier, Frédéric Hérion, Jean Koerver, Sylvie Landuyt, Pascale Massaer, Marie-Line Lefebvre, Bruno Mullenaerts, Jean-Marie Pétiniot, David Pion, Grégory Praet, Célia Torrens - Mise en scène : Armand Delcampe - Coproduction : Atelier Théâtre Jean Vilar, Centre Dramatique Hainuyer et Festival de Spa - Avec la participation du Centre des Arts Scéniques.

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12/11>21/12
Blocry

La musica deuxième de Marguerite DURAS - Création

Une femme. Un homme.
Ces deux-là se sont aimés. Un peu. Beaucoup.
Passionnément. À la folie. Puis plus du tout. Elle a voulu le suicide, lui a désiré le meurtre.
Aujourd'hui, les voilà qu'ils viennent d'entendre leur divorce prononcé. Tout est joué, d'une certaine manière. Mais tout reste à dire. 
Une dernière fois, dans le hall nocturne d'un hôtel de la ville de province où ils se sont jadis aimés, ils vont chercher à se parler, tenter de comprendre l'énigme qui les a amenés à la perte de l'autre, au désastre de leur couple. Cris et chuchotements, rires et sourires, sanglots étouffés, mots arrachés au silence pour faire taire le silence, pour «retrouver
ces moments que rien ne peut remplacer», pour retarder l'ultime moment du départ où plus rien, jamais, ne pourra être dit.
Une histoire simple, banale et émouvante. Et pourtant brûlante, bouleversante et si intensément vivante. Une partition toute emprunte de délicatesse pour deux funambules du sentiment. Un théâtre de l'intime dans lequel on pénètre comme par effraction pour assister à cette ultime joute, où l'on vient voir sans être vu, pour mieux entendre ce qui est dit, mais aussi ce qui est tu.

Avec Anne Chappuis et Patrick Descamps; Décor, costumes, lumières, mise en scène Philippe Sireuil
Co-réalisation du Théâtre Le Public et de  l'Atelier-Théâtre Jean Vilar.

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20>24/11

Mein Kamph (Farce) de George TABORI
Une parabole féroce et hilarante.
Adolphe Hitler, jeune étudiant en peinture sans le sou, trouve asile dans un refuge de nuit. Juif non pratiquant, Shlomo Herzl, vendeur nocturne de bibles et de Kama-Sutra, respecte cependant les commandements et notamment le premier: «Tu aimeras ton prochain comme toi-même».
Il se prend donc d'affection pour ce vantard névropathe et grossier, et l'accueille. 

Mein Kampf (farce), est à mon sens l'une des plus grandes tragi-comédies de ce siècle. La pièce évoque les grands mystères du Moyen-Âge, avec ses figures de la Mort, de la Jeune fille Vierge, du Méchant. Shlomo Herzl, qui a décidé d'écrire un livre (Mon combat) est le Vieil Homme en quête de sagesse. C'est un théâtre qui tient à la fois de la farce théologique et du cabaret littéraire. La poésie y est maligne, insidieuse, provocante. Les dialogues sont vifs, aigus, en quête de quelque chose de sombre et de drôle à la fois. L'auteur fait entendre et résonner le rire des vaincus.
Un rire arraché à l'horreur. Sous chaque plaisanterie se cache l'holocauste. Adorno disait qu'après Auschwitz, on ne peut plus écrire de poésie. George Tabori pense l'inverse.
Avec le rire, il combat mieux qu'il ne le ferait par les larmes. Il y a quelque chose chez lui qui me rappelle la dérision de Woody Allen ou d'un Groucho Marx, un certain esprit juif new-yorkais. Et j'ajouterai une citation du poète Alexandre Pouchkine, qui m'est venue à l'esprit à la première lecture de Mein Kampf et qui résume mon projet de mise en scène: «Le rire, la pitié, et la terreur sont les trois cordes de notre imagination que fait vibrer le sortilège dramatique. ».
(Agathe ALEXIS)

Texte français Armando Llamas; avec : John Arnold, Pierre Barrat, Bruno Buffoli, Joséphine Derenne, Philippe Hottier, Sarah Karbasnikoff, Olivier Peigné, Stéphane Schleininger;
Scénographie Patrick Bugéïa; Costumes Dominique Louis;
Chorégraphie Claire Richard; Mise en scène Agathe Alexis
Un spectacle de la Comédie de Bethune, coproduit par le Festival d'Avignon et le Théâtre Vidy-Lausanne. 

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3>12/12
Un fil à la patte | de Feydeau - Musique d'Offenbach
 Avec André Baeyens, Claire Bodson, Alain Eloy, Thierry Lefèvre,  Bernard Sens, Nicole Valberg, Benoît Van Dorslaer, Philippe Vauchel, Pascale Vyvère, Béatrice Wegnez. Avec Pascal Charpentier au piano  et Claude Vonin au violon. Mise en scène Frédéric Dussenne - Arrangements et direction musicale Pascal Charpentier -  Scénographie Marcos Viñals Bassols.

Feydeau truffé d'Offenbach ! 
Ce cocktail version Frédéric Dussenne a donné au Rideau un merveilleux "Fil à la patte" qui avec ses éclats de rires, ses quiproquos, sa musique, ses chansons, ses portes qui claquent et ses gags en tous genres a tout pour séduire le public durant les fêtes de fin d'année !
 
L'une des pièces les plus désopilantes écrites par Feydeau, le virtuose du rire.  Bois d'Enghien, noceur invétéré, a enfin trouvé l'oiseau rare - une oie blanche, bourgeoise et riche. Mais va-t-il parvenir à signer son contrat de mariage à l'heure dite avec un fil à la patte tel que la célèbre Lucette, chanteuse de café-concert, dont il est l'amant protecteur et qui n'entend pas le laisser échapper ?  Au départ de cette histoire classique à la Belle Époque, le maître du vaudeville brode en toute fantaisie une étourdissante dentelle de quiproquos, où fourmillent mots d'auteurs, gags en tous genres et rebondissements loufoques. Son " Fil à la patte " s'entortille, entraînant dans une ronde endiablée un clerc de notaire qui veut caser ses chansons stupides, un général bolivien qui dégaine plus vite que son ombre, une baronne bon chic bon genre et beaucoup d'autres personnages cocasses et parfaitement typés. Tous irrésistiblement drôles.  Mais que l'on ne s'y trompe pas, Feydeau qui signe en 1894 cette excellente comédie de moeurs est bien plus qu'un simple amuseur. Tantôt moraliste, tantôt féroce caricaturiste, il nous donne une belle leçon sur ce monde gouverné davantage par la réussite sociale que par l'amour. 

Un spectacle du Rideau de Bruxelles

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2003

22/1>16/2

Ornifle ou le courant d'air de Jean ANOUILH - Création
d'après l e Dictionnaire de Don Juan.
Un bijou comique sur fond de solitude, une pièce que Jean Anouilh qualifiait lui-même de «grinçante». Pièce dans laquelle il se sert du mythe de Don Juan: héros, outrage, invitation et visite du mort, séduction, brutalité, cynisme joyeux et batifolant avec une faune féminine très diversifiée et «châtiment final.»  Les personnages sont ici auteurs, acteurs ou spectateurs chacun à leur tour et conscients de «jouer leur rôle». Comédie qui alterne, par exemple, le ridicule de la vengeance ratée et malheureuse du fils avec celui du père aristocrate qui conçoit la vie comme une bonne «comédie de moeurs» civilisée et obéissant à des codes d'élégance désuets. La pièce fait appel à l'univers des rôles, des déguisements voire des travestissements classiques (Mademoiselle Supo fait ici office de Sganarelle). Supo, également héritière de l'héroïne romantique, voit son «amour», fait de souffrance et de délectation, tourné en dérision. Il semble bien ici que la morale stupide, hypocrite ou grotesque ne serve qu'à cacher les inhibitions. Machetu, le bourgeois rond et vulgaire dont l'argent est la raison d'être, n'est pas épargné lui non plus. Pour lui ne compte que le «sens plat des mots». Mais ce bourgeois rustre et magouilleur l'est peut-être moins, tout compte fait, que cette canaille cynique et «aristocratique» d'Ornifle, dont l'Eglise (Dubaton) achète les couplets en échange de bénédictions.
Où est passé l'«Absolu»?
«Jésus tu te caches ! Jésus où es-tu ? 
Dans le cour du Diable ! Qui ne m'aimait plus !»
(Armand DELCAMPE)

Avec : Didier Colfs, Laurence d'Amélio, Armand Delcampe, Léon Dony, Daniel Hansens, Patricia Houyoux, Francine Laffineuse, Marie-Line Lefebvre, Gérard Vivane,...
Décor et costumes Thierry Bosquet; Lumières Serge Daems;
Mise en scène Armand Delcampe et Danielle Fire
Une co-réalisation de l'Atelier Théâtre Jean Vilar et du Théâtre Royal du Parc. 

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4>7/2
Blocry

Toréadors 
de Jean-Marie Piemme
Non, il ne s'agit pas d'une vraie corrida mais bien d'une lutte verbale sophistiquée que se livreront le gérant d'un lavoir (Pietro Pizutti) et un cadre russe SDF (Alexandre Von Sivers). Percutant !

Ils sont deux immigrés que tout oppose. Momo vient du sud et gère une petite wasserette. Ferdinand, descendant des Russes blancs, est un ex-cadre d'entreprise devenu SDF. Leur relation commence dans la méfiance mais l'amitié s'installe (semble s'installer?) au fur et à mesure de leurs rencontres, nourries par un plaisir partagé: celui de la confrontation d'idées.
Tout fait farine au moulin de leurs discussions: la mondialisation, l'exploitation des travailleurs, le vol à la tire, les déclarations papales. Ils malmènent les idées reçues, ne craignent ni les paradoxes ni les sophismes et ne dédaignent pas un cliché s'il leur permet de faire mouche.
Mais leur duel n'est pas innocent, il s'apparente à une corrida. Derrière la dialectique se profilent les coups de poignard et c'est la loi du plus fort qui l'emportera.
Ecrite pour deux grands comédiens qui la servent à merveille et mise en scène par Philippe Sireuil, cette pièce de Jean-Marie Piemme a obtenu le prix de Parlement de la Communauté Française.

Une co-réalisation de l'Atelier Théâtre Jean Vilar et du Théâtre Le Public - Mise en scène : Philippe Sireuil
Avec : Pietro Pizzuti et Alexandre von Sivers
Décor : Vincent Lemaire


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11>15/3

Au fond du bois - Het Muziek Lod - Eric DE VOLDER
Sept fillettes et mères chantent et dansent une douceur, une douleur commune. Elles sont les femmes de tous les pays du monde qui pleurent leurs enfants profanés : ballades médiévales, litanies exotiques, danses rituelles et comptines innocentes. 
Un récit populaire, un conte de fée pour vaincre le grand méchant loup. Un joyau d'émotion pure.

Texte français Paul Pourveur, avec la collaboration d'Eric De Volder et Dick Van der Harst
Interprétation et chant : Paola Bartoletti, Brenda Bertin, Graziella Boggiano, Leen De Veirman, Merel de Vilder Robier, Carla Hoogewijs, Ineke Nijssen
Composition et direction musicale : Dick Van der Harst
Mise en scène et scénographie : Eric Devolder
Un spectacle de Het Muziek Lod, coproduit par le Vooruit (Gand), Limelight (Courtrai) et les Halles de Schaerbeek.

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24/3>2/4

L'école des femmes de Molière 
Mise en scène : Jacques Delcuvellerie - Scénographie : Johan Daenen - Costumes : Greta Goiris - Lumières    Philippe Sireuil. Avec : Luc Brumagne, Jeanne Dandoy, Sacha Kremer, Henri Monin, Max Parfondry, Julien Roy, Alexandre Trocki, Michèle Vegairginsky...

Si Jacques Delcuvellerie mène depuis 1980 avec son collectif liégeois une recherche théâtrale radicale, jalonnée de grands spectacles - de Koniec à Rwanda 1994 en passant par le "Tryptique Vérité" (L'Annonce faite à Marie, Trash, a lonely prayer et La Mère) -, il poursuit également un travail de metteur en scène indépendant qui l'a déjà plongé avec bonheur dans Racine, Marivaux, Courteline ou Beaumarchais. L'intérêt de la chose, pour lui et pour nous, c'est qu'il aborde le répertoire autrement, avec l'exigence d'analyse qu'on lui connaît et l'expérience d'une pratique différente. Ainsi, sur L'École des femmes, avant d'avoir des intentions, il a d'abord des questions. Par exemple : "L'École appartient, comme chacun sait, à une tradition thématique qui va du Vieillard jaloux au Barbier de Séville. On s'accorde aujourd'hui à penser que la pièce de Molière constitue le chef-d'oeuvre du genre. [...] Pourtant l'intrigue nous semble si lointaine : ce vieillard ­ pour l'époque ­ cultivant en serre une jeune fleur dont il entend se réserver la jouissance et cette hantise du cocuage dès le premiers vers, sujet qui depuis le triomphe du théâtre bourgeois appartient exclusivement au registre léger du boulevard... Alors ? Qu'est-ce qui nous touche toujours, au point d'en avoir fait le succès le plus permanent de Molière ? Est-ce le vieux thème du jeune amour triomphant éternellement des contraintes et des pièges ? Ou cette figure érotique toujours active de l'innocence s'éveillant comme malgré elle au désir dans l'intransigeance de sa naïveté ? Ou quelque chose de Lolita qui traînerait dans la passion quasi-incestueuse d'Arnolphe pour Agnès et dans le démenti cruel que la vie inflige toujours à ceux qui s'évertuent à rendre intouchable l'objet de leur monomanie ?"  Sans prétendre répondre à toutes ces interrogations, le spectacle les mettra en tous cas en action. Avec les interprètes que Jacques Delcuvellerie a choisis, cette École, fruit d'une collaboration proposée par le Théâtre National à l'Atelier Théâtral de Louvain-la-Neuve, nous promet le même succès qu'au temps de sa création par Molière, en 1662. 

Coproduction Atelier Théâtre Jean Vilar et Théâtre National de la Communauté Wallonie Bruxelles

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13/3>12/4
Blocry

Cinq heures avec Mario de Miguel Delibes, mise en scène de Danielle Fire et Armand Delcampe.
Carmen parle à son mari "un intellectuel aux idées progressistes". Elle lui parle toute la soirée : de la belle soeur  "aguicheuse" ; de la Seat 600 qu'on aurait dû avoir et qu'il a refusé d'acheter ; de Monsieur le Maire ; de Paco et de sa belle limousine américaine ; des royalistes et des républicains ; du beau-frère fusillé ; du Christ et de la charité ; de la politique, du pape etc. etc. Carmen parle de tout : tout y passe. Et Mario ne répond rien. Mario est mort ce matin, et Carmen le veille.
Le rire surgit du choc de leurs cultures et de leurs "valeurs".
Production Atelier théâtre Jean Vilar & Festival de Théâtre de Spa. 

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26/3>12/4

Combat de nègres et de chiens de Bernard-Marie KOLTÈS
Création
Dans un pays d'Afrique de l'Ouest, en pleine brousse, sur un chantier de travaux publics d'une entreprise étrangère. Cinq, six maisons, entourées de barbelés, avec des miradors et, à l'intérieur, une dizaine de blancs qui vivent, plus ou moins terrorisés par l'extérieur, avec des gardiens noirs, armés, tout autour. Au crépuscule, Horn, chef de chantier, croit apercevoir la silhouette d'un homme. C'est Alboury. Il vient réclamer le corps de son frère mort. La version officielle parle d'un accident de travail. En fait, il a été tué par l'ingénieur, Cal, qui a jeté son cadavre dans les égouts. Horn va d'abord tenter d'éviter la confrontation violente. C'est son dernier chantier. Il a rencontré, lors d'un séjour à Paris, une jeune femme, Léonne, qui a immédiatement accepté de le suivre en Afrique. Il espère la ramener en France dès la fin des travaux. Mais Alboury restera intraitable; il veut récupérer le corps. Entre-temps, il rencontre Léonne. 

Avec : Valérie Bauchau, Bernard Sens; Scénographie Marcos Vinals Bassols; Costumes Lionel Lesire; Mise en scène Frédéric Dussenne.
Coproduction Atelier Théâtre Jean Vilar et Kollectif L'Acteur-L'Ecrit. 

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2003

11>30/9
Blocry
mardi, vendredi et samedi à 20h15
le jeudi à 19h30, mercredi et dimanche à 15h

Sous chapiteau, au pied de l'Aula Magna de Louvain-la-Neuve (parkings à proximité)



 

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19/9>11/10
mardi, vendredi et samedi à 20h15
le jeudi à 19h30, mercredi et dimanche à 15h

Sous chapiteau, au pied de l'Aula Magna de Louvain-la-Neuve (parkings à proximité)



 

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2004

13/2>14/3
Aula Magna
(Louvain la Neuve)


vendredis à 20h
samedis à 15h et 20h
dimanches à 15h
mardis 24/02 et
 9/03 à 20h
mercredis 25/02 et 10/03 à 15h
mercredis 18/02 et 03/03 à 20h
Jeudis 19/02, 4/03 et 11/03 à 20h
jeudi 26/02 à 15h


 
Théâtre Jean Vilar
9 rue du Sablon
1348 Louvain-la-Neuve
Réserv.: 0800/25.325

Théâtre Blocry
Ferme de Blocry
Place de l'Hocaille
1348 Louvain-la-Neuve
Réserv.: 0800/25.325

Tél.: 010/45.04.00
Fax : 010/45.32.34

E-mail :
Jean-vilar@infonie.be

Site internet : www.europictures.com/jean-vilar 

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