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L'Hymne
à l'Amour de Jean Lambert et Bruno Belvaux |
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Le spectacle des auteurs de «La règle du Je»
et «Modèle Déposé», qui firent le succès
d'un certain Benoît Poelvoorde s'arrête à
Bruxelles, au Théâtre Marni du 11 au 29 janvier
2005.
Une occasion rêvée de commencer l'année avec
l'amour et la tendresse en bandoulière.
Au fait, et vous ? Vous êtes plutôt épicurien
ou barricade ?
Robert, chanteur engagé, décide de remonter sur
scène pour l'amour de Djamila. Mais son complice
musicien, Franco, est aussi amoureux de la belle,
et un duel musical s'engage avec l'humour pour
arme, l'amour pour prix, et le public pour jury,
un jury amical composé d'une bande d'amis venus
soutenir Robert pour son grand retour. Avec eux,
on se laisse emporter par le paradoxe
"romantique" de héros, déchirés entre
l'abandon de soi et l'envie toute bête d'être
aimé.
Claude Semal, Olivier
Darimont et Caroline Leboutte sont les
trois acteurs musiciens fantastiques de cette comédie
romantique, où l'émotion n'est jamais
loin.
Accordéon, mélodies
tendres et flonflon.
Un spectacle en chansons avec beaucoup de
tendresse et d'engagement aussi qui se poursuivra
d'un cabaret aux chansons dans le bar-foyer.
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L'amour, tout y
revient toujours...
Toutes les grandes révolutions ont une femme
comme origine (et parfois comme fin). Tous les
coups de gueule ne sont finalement que des
mots de tendresse adressés à cette elle rêvée...
De tournants, de revirements. «L'Hymne à l'amour»,
sous des dehors de joli bordel organisé et balancé
entre chansons, moments drôles et haussements de
voix, participe pourtant d'une mécanique
implacable. Et d'une unique question: jusqu'où
Robert et Franco s'arrêteront-t-ils pour gagner
le coeur de Djamila ?
«L'Hymne à l'amour», qu'il soit de la femme, de
la musique, du prolétariat ou de l'Humanité,
c'est un peu un ouvrier déclassé qui fredonne La
vie en rose... ?
Ne pas se prendre la tête, créer un spectacle
en chansons sans prétention, imaginer un contact
direct et franc avec le public . Tels étaient les
désirs de Bruno Belvaux et Jean Lambert, les
concepteurs de « Modèle déposé » pour leur
nouvelle création : « L'Hymne à l'amour ».
Pari tenu ! Si on peut s'interroger sur la forme
théâtrale de ce nouvel opus (assiste-t-on
vraiment à un «work in progress» brut et second
degré ou les lacunes viennent-elles de la mise en
scène ?), on ne peut que succomber aux uppercuts
verbaux et aux joutes oratoires hilarantes
auxquels se livrent les protagonistes.
Franco (Olivier Darimont) et son sourire écoeurant
de joie de vivre se démène sur scène comme un
beau diable. Robert (Claude Semal) épouse la
tristesse et la ringardise comme une seconde peau.
Entre eux, Jamila (Caroline Leboutte), sensée
mettre en scène Robert, déploie ses talents de
tigresse et confronte ses interrogations de jeune
femme en jouant les arbitres.
Vers quoi orienter son désir d'humain ?
Vers un réalisme forcément défaitiste ou un
optimisme inévitablement plus égoïste ? Ces
interrogations ne cachent pas la peur viscérale
du manque d'amour ? Sur scène et en chansons, ces
questions paraissent bien drôles !
Production : Théâtre de Namur
Photos de Luc Tourlouse
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