Du
19 au 29 mai 2004
Relâche : dimanche,
lundi et mardi.
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Jardin
de ma Sœur
Rue du Grand Hospice 54
1000 Bruxelles
(A l'angle du Quai au Bois à Brûler et de la rue
du Grand Hospice)
Rés. : 02/217.65.82
Site : www.lejardindemasoeur.be |
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Blackout
d'Hélène Heinrichs et Caroline Safarian |
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"En Afrique quand un vieillard meurt
c'est une bibliothèque
qui brûle" - Amadou H. Ba
Blackout est une création sur le thème de la mémoire
et plus précisément sur le déni de celle-ci. Le
texte et la mise en scène sont nés d´un travail
de recherches, d´écriture et d´improvisations.
Dans le spectacle, il y a deux histoires, deux écritures,
deux comédiennes qui se racontent.
Ces deux mémoires sont indispensables l’une à
l’autre, car ensemble, elles donnent le relief nécessaire
pour rendre le malaise qui les accompagne.
L’une parle des Belges des Cantons de l’Est,
du tourment des gens de cette région annexée par
Hitler durant la guerre 40-45 et du désintérêt
de la nation belge face à cette mémoire.
L’autre raconte le génocide arménien perpétré
par les Turcs en 1915 et le déni qui le poursuit
encore aujourd´hui, 89 ans plus tard, malgré les
reconnaissances de l’O.N.U et du Parlement européen.
Comment les héritiers, les enfants, les petits
enfants de ces mémoires douloureuses vivent-ils
aujourd’hui ? Comment ces mémoires se
transmettent-elles de génération en génération
?
Blackout est à l´opposé d´une approche
psychologique, moralisatrice ou accusatrice. Au
contraire, l´écriture est clinique, descriptive
et c´est le décalage entre l´image scénique,
la parole et le comportement des personnages qui révèle
l´absurdité du déni de la mémoire et des
insuffisances de sa transmission.
La légèreté et l´humour du spectacle naissent
des maladresses, des malaises, des mécanismes de
défense engendrés par cette transmission
chaotique, ces « blackouts ».
La pièce est comme une hallucination du
spectateur. Son regard donne vie aux personnages
de deux tableaux accrochés au mur d´un musée
pour partager, le temps du spectacle, leur
existence et leurs questionnements. Déconnectés
de leur mémoire, ces personnages se retrouvent
coincés dans un cadre qu´ils aimeraient
transformer. Mais dans un premier temps, ils sont
paralysés par des fantômes qui les obsèdent et
les effraient. Ils vont lutter contre ces fantômes
jusqu´à ce que ceux-ci prennent le pouvoir et
les placent dans leur cadre face à leur mémoire.
Le spectacle pose la question de la place donnée
à la mémoire dans notre société. Il est comme
une conquête. Celle que peut-être nos aînés s´efforcent
d´oublier. Mais alors, à quoi servent les ruines
? Les cendres ne se rallument-elles pas toutes
seules lorsqu´elles sont mal éteintes ?
Rendre vivante la mémoire par l’écriture, la
parole, le théâtre pour pouvoir exister dans l´avenir.
Offrir non comme une revendication, mais comme un
pitoyable constat, les conséquences du déni de
cette mémoire est une des tentatives du
spectacle.
Du 19 au 29 mai 2004
(relâche : dimanche, lundi et mardi)
Jardin de ma Sœur
Rue du Grand Hospice 54
1000 Bruxelles
Rés. : 02/217.65.82
Site : www.lejardindemasoeur.be
Prix des places : 8 à 12 €
Enfants : 5 €
Article 27 : 1,25 €
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Les auteurs, les comédiennes
Après sa sortie du Conservatoire de Liège en
1998, Caroline Safarian
a l´occasion de faire une tournée exceptionnelle
avec la création collective « Un grand homme »
mise en scène par J. Delcuvellerie et dont elle
écrit le texte avec son partenaire de jeu; 110
représentations à son actif en passant notamment
par le théâtre Le Public pendant deux mois. De
Schwab à Beaumarchais en passant par Vincente et
Feydeau, elle rencontre de nombreux metteurs en scène
: J.C. Berutti, L. Wanson, F. Sikivie, I.
Gyselinxs,…
Passionnée par la musique, elle s´adonne à l´écriture
d´un recueil de chansons.
Elle réalise de nombreuses mises en scène avec
des adultes amateurs et des groupes de jeunes.
Cette année, elle ouvre un atelier à la prison
de Saint-Gilles et réalisera un spectacle avec
les détenues.
Depuis deux ans, elle anime une émission en tant
que critique théâtrale.
Hélène Heinrichs
a été formée au Conservatoire de Liège. En
2000, elle joue au festival de San Marino dans «
La mort de Cuchulain ». Après l´obtention de
son premier prix en 2001, elle participe à la «
Revue Camique » de Charlie Degotte au Théâtre
de Poche. Elle joue également dans « Les sept
femmes de Barbe Bleue » à l´Espace Senghor et
au festival de Stavelot. En 2002, elle joue dans
« Trop tôt pour le dire », une création
collective de la compagnie Barbiana au Théâtre
Royal de Mons. En 2003, elle a le rôle de Bianca
dans « Extermination du peuple » au théâtre de
la Balsamine et elle joue Marie dans « Woyzeck »
au Teatro Valle à Rome dans le cadre de l´école
des maîtres. Cette année, on l´a vue dans «
Hermès dans la ville » au théâtre Varia.
Au cinéma, elle a joué dans de nombreux courts
et longs métrages, notamment dans « Dédales »,
production française, et dans « Hot Dogs » en
Belgique et elle prépare actuellement un court métrage
dont elle a co-écrit le scénario.
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