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- Pourquoi une création au Jacques Franck ?
Il s’agit vraiment d’un choix. Un choix de Sandrine
Mathevon, responsable de la programmation théâtre et
danse au Centre Culturel Jacques Franck.
Il s’agit d’offrir le lieu, ses régisseurs, l’équipe
d’accueil, la promo,… à une création à part entière.
Concocter cette création avec l’équipe de création.
Organiser avec eux la générale, la première… et la série.
Moments superbement motivants pour l’équipe permanente
du Jacques Franck. On partage avec une équipe de création
les angoisses, l’émotion particulière de la naissance
d’un spectacle sur un texte jamais encore joué.
- Pourquoi ce spectacle-là
?
Tout est toujours question de rencontres…
rencontre d’un texte, d’un auteur, d’un comédien, d’un
metteur en scène, d’un scénographe, d’un univers mental
ou visuel…
Ou plutôt, tout ensemble, la rencontre d’une équipe
avec laquelle le courant passe, l’envie d’accueillir
ce projet-là, ici et maintenant, dans son urgence et
sa nécessité.
- Pourquoi une pièce écrite
par René Bizac ?
J’avais vu de lui "Les petites lumières jaunes"
à La Samaritaine, avec Guy Rombaux déjà, dans le rôle
de l’ange (gardien ?), et René Bizac vient de connaître
une très belle série au Public avec son texte "Le
Prince de la Pluie", joué par un comédien remarquable,
Saïd Bahaïd.
- L'histoire se déroule dans
une wasserette ?
Lieu glauque de toutes les rencontres possibles, lieu
de toutes les lessives…
Cinq textes, cinq rencontres, avec une progression forte.
En partant de l’homme seul avec sa solitude pour arriver
à…
Mais faut-il raconter ? ou
vous donner seulement l’envie de découvrir ?
A quel moment la relation sera-t-elle vraiment possible
?
Sera-t-elle possible ?
Choix assumé de l’auteur : des scènes séparées pour
un seul spectacle, les mêmes comédiens jouant tous les
couples.
- Où en est le spectacle pour
le moment ?
Pour le moment (tout début de janvier 2001), ils répètent,
le scénographe est là, les premiers accessoires définitifs
arrivent, les costumes prennent forme, la maquilleuse
questionne.
Ambiance de répétitions… angoisses normales : dont celle
de monter pour la première fois un texte, et l’auteur
est en même temps un des comédiens, et le matériau prend
forme, et les questions affluent : comment donner la
cohérence sans gommer l’ambiguïté, comment guider le
spectateur dans le labyrinthe des sens sans en réduire
la richesse prodigieuse…questions normales à ce stade,
questions qui mordent dans les nuits, qui réveillent
le matin, qui taraudent le metteur en scène, le comédien,
et l’auteur.
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