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1- Une maison d'art
6 mars - 13 juin 2004 - Rubenshuis
La Maison de Rubens a été restaurée dans toute sa
splendeur.
À une époque où collectionner des ouvres d'art était une
occupation très en
vogue parmi les bourgeois fortunés, la collection de Rubens
était l'une des plus fournies et des plus belles d'Anvers. Elle
couvrait une diversité de genres incomparable et un éventail
d'objets impressionnant. Le peintre savait reconnaître la
qualité. Son imposante maison et sa collection digne d'un
prince ont d'ailleurs attiré des visiteurs aussi illustres que
l'infante Isabelle, Marie de Médicis, Spinola ou le roi
Sigismond de Pologne. L'artiste montrait un vif intérêt pour
les peintures de ses grands modèles, Titien, Tintoret et
Véronèse. Mais ses prédécesseurs flamands ou des Allemands
tels que Holbein et Elsheimer étaient également représentés.
Il était en outre un fervent admirateur de Bruegel l'Ancien,
qu'il copiait volontiers. Enfin, personne sans doute ne
possédait autant d'oeuvres du misérable Adriaen Brouwer que le
richissime Rubens. On pouvait aussi admirer chez lui des
sculptures de toutes sortes. Mais Rubens n'était pas qu'un
artiste. Sa collection reflétait également son goût pour les
objets antiques, les monnaies, les médailles et les camées.
Pour abriter toutes ces merveilles, il avait fait construire une
annexe à sa maison, un cabinet d'art inspiré du Panthéon
classique de Rome. Collection et bâtiment permettaient à
l'artisan de faire étalage de son nouveau statut de riche
bourgeois et d'homme public respecté. Mais la collection de
Rubens était aussi un catalogue, toujours à portée de main,
d'idées et de motifs pour l'artiste et ses collaborateurs.
Enfin, elle avait une utilité économique:
le collectionneur achetait, mais vendait également.
2- Une passion pour les livres
6 mars - 13 juin 2004 - Museum Plantin-Moretus
« Montre-moi tes livres et je te dirai qui tu es »
Le médecin danois Otto Sperling, qui visita l'atelier de
Rubens, raconte que le peintre se faisait lire des extraits du
Tasse pendant qu'il corrigeait des esquisses. On sait aussi,
entre autres d'après les commandes passées chez son ami
d'enfance Balthasar Ier Moretus, qu'il possédait une riche
bibliothèque. Bref, les livres faisaient partie intégrante de
la vie du maître. À l'instar de sa collection d'art, la
bibliothèque de Rubens est un reflet de sa personnalité:
biographies d'artistes, atlas, ouvrages de linguistique ou
consacrés à l'archéologie naissante, souvent en latin. Pour
préparer ses missions diplomatiques, il se plongeait dans la
littérature politique et historique, mais aussi dans les ragots
de la cour. Ses fils ne manquaient pas de manuels scolaires. Sa
bibliothèque est l'une des plus grandes d'Anvers, et cette
exposition, qui en présente une sélection, est une première.
Le superbe Museum Plantin-Moretus est l'endroit idéal pour
découvrir cette facette inconnue d'un homme polyvalent.
3- De Delacroix à Courbet
6 mars - 13 juin 2004 - Koninklijk Museum voor Schone Kunsten
Rubens, Jordaens et d'autres sont les hôtes qui défient
Delacroix, Ingres et
Courbet pour une confrontation . 6 mars - 13 juin 2004
Dans la première moitié du XIXe siècle, les artistes sont
sommés de prendre position: pour ou contre Rubens. Dans cette
"querelle", Rubens est considéré comme le modèle
d'une conception de la peinture qui place la couleur au-dessus
du dessin. Les classiques s'en méfient; les romantiques, comme
Delacroix, en font le maître à imiter. Les réalistes, Courbet
en tête, lui préfèrent Jordaens. Dans cette exposition,
Rubens, Jordaens et d'autres
invitent Delacroix, Ingres et Courbet à une confrontation entre
les modèles
du XVIIe siècle et leurs admirateurs du XIXe siècle. Quittant
les salons et dépôts de l'impressionnant Palais des Beaux-Arts
de Lille, les maîtres français seront représentés à Anvers
par leurs meilleures ouvres. Une rencontre au sommet !
4- L'invention du paysage
De Patinir à Rubens 1520-1650
8 mai - 1er août 2004 - Koninklijk Museum voor Schone Kunsten
Le paysage en tant que genre à part entière est une invention
"anversoise"
du début du XVIe siècle. Toutefois, c'est surtout au XVIIe,
aux Pays-Bas, puis au XIXe, dans toute l'Europe cette fois,
qu'il connut ses heures de gloire. Le Koninklijk Museum voor
Schone kunsten s'est constitué au fil du temps une remarquable
collection de peintres paysagistes, parmi lesquels ouin Brueghel,
ouin Wildens, Paul Bril, Kerstiaen de Keuninck, Joos de Momper
le Jeune, Bonaventura Peeters ou encore Lucas Van Uden.
Malheureusement, le rôle joué par ce genre avant, après et
pendant l'époque de Rubens bénéficie rarement de l'attention
qu'il mérite, et ses représentants restent trop souvent dans
l'ombre des grands peintres baroques flamands. Cette exposition
leur rend donc justice en dévoilant les secrets de la naissance
et de l'évolution variée de la peinture paysagiste en
Flandre aux XVIe et XVIIe siècles.
5- Copyright Rubens
12 juin - 12 septembre 2004 - Koninklijk Museum voor Schone
Kunsten
Rubens n'était pas graveur, mais il avait suffisamment de
talent plastique
pour porter un regard novateur sur les possibilités de cet art.
C'est
pourquoi il rechercha activement des artistes capables de
relever le défi
d'une transposition de son style virtuose dans ce moyen
d'expression
graphique. Il veillait à ce que chaque nuance de lumière et de
couleur soit
rendue par des hachures fluides, dépassant leurs propres
limites. Mais ce
n'était pas là sa seule contribution: l'artiste reproduisait
lui-même les
coups de pinceaux subtils de ses peintures à l'huile dans une
esquisse qui
servait de base de travail au graveur. Il s'assurait ainsi que
la puissance
et le dynamisme de l'ouvre étaient préservées. Par sa vision
critique, il
éleva l'art de la gravure à une dimension supérieure,
renforçant ainsi sa
propre popularité. L'exposition ne se contente pas de
présenter des
gravures, mais illustre la totalité du processus de production,
y compris
les corrections apportées par Rubens aux dessins et aux
épreuves.
6- Rubens et l'illustration des livres
12 juin - 12 septembre 2004 - Museum Plantin-Moretus
La collaboration entre un typographe et un artiste débouche sur
un nouveau style d'illustration qui fit école dans toute
l'Europe.
Balthasar Ier Moretus demande à Rubens, son ami d'enfance,
d'illustrer ses
livres. Mais l'imprimeur fait plus: il donne au peintre des
indications pour la conception des frontispices qu'il lui
confie. Un nouveau style fait son apparition, l'ouvrage baroque
richement illustré, dont la mode se répand rapidement dans
toute l'Europe. L'exposition met en lumière l'importance de
cette collaboration entre éditeur et artiste. Rubens y
apparaît comme un
véritable directeur artistique. Le tout dans un décor
splendide, avec des
documents originaux et une application muséale multimédia.
7- Rubens en noir et blanc
12 juin - 12 septembre 2004 - Rockoxhuis
Rubens est peut-être le seul artiste dont le travail fut
illustré aussi abondamment et par autant de graveurs.
Bien après la mort de Rubens, sa peinture continue d'influencer
des artistes. Elle inspire des peintres, mais surtout des
graveurs, qui reproduisent ses ouvres. Cette production
graphique rubénienne ne cesse d'augmenter, débordant
rapidement Anvers pour s'étendre aux pays voisins.
Les sujets favoris sont les tableaux les plus célèbres, comme
La descente de la croix de la cathédrale d'Anvers, mais des
ouvres plus intemporelles, telles que les portraits, ont
également du succès. Avec quelque trois mille estampes
réalisées d'après son ouvre peint, Rubens est probablement
l'artiste le plus souvent traduit en gravures. L'exposition
présente les exemplaires les plus remarquables, témoignant par
la même occasion du savoir-faire des graveurs européens entre
1650 et 1800.
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